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(Jennifer Siebel, 2011) 

Comment les médias participent-ils aux stéréotypes de genre ? Comment les films alimentent-ils une représentation sexiste de la femme ? Comment la façon dont on voit la femme est inscrit dans un système nourri par le cinéma ? À une époque où les médias occupent une place prédominante dans la construction de nos valeurs ; Miss Représentation offre une belle réflexion sur la manière dont sont construits nos schémas de pensée.  Ce documentaire nous donne des réponses, mais nous pose aussi de nombreuses autres questions. Comment pouvons-nous, après l’avoir vu, changer les choses ? Comment lutter contre un système si profondément ancré ? Sorti en 2011, ces 90 minutes sonnent comme une alarme. Le documentaire offre plus de conscience, nous fait comprendre qu’il faut avoir une position critique face aux médias sans pour autant les détester.

Très tôt, les femmes reçoivent l’idée selon laquelle leur apparence est ce qui compte le plus et que c’est ce qui fait leur valeur. Partout : dans les jeux vidéo, les séries télévisées, les clips musicaux, les publicités, les films, les magazines ; une femme est corps avant d’être humaine et surtout corps avant d’être cerveau. Et elle NE PEUT PAS être n’importe quel corps, elle doit être le corps idéalisé, elle doit être le corps que nous voyons dans les publicités. Non, notre culture ne permet pas la liberté de la femme, elle l’oppresse de façon inconsciente. Réaliste et juste, Miss représentation passe en revue tout ce à quoi nous sommes confrontés et peut-être dont nous n’avons jamais été conscients. Ce n’est pas un documentaire pour femmes, mais pour toute personne éprise d’égalité. Grâce à des exemples qui vont de la politique à la publicité en passant par le sport, on comprend que nous subissons une socialisation sexualisée qui nous inculque que les postes à responsabilité sont pour les hommes. Que le pouvoir est une aspiration masculine. Qu’il existe des insultes « spécifiquement » féminines (comme cruche, potiche, garce, vieille peau). Qu’il y a des sports pour les hommes et pour les femmes. Qu’il existe des qualités féminines très souvent apparentées à la douceur et la tendresse. Que les féministes sont une menace pour les hommes, que leur seul combat est de se mettre nues dans la rue. Tout ceci est à remettre en question.

Dans les films, les mêmes stéréotypes de la femme y sont représentés. Lorsqu’elle est protagoniste, la femme est à la recherche de l’homme qui changera sa vie, elle n’est pas dans la poursuite de son propre destin. Et lorsque les femmes ont du pouvoir, elles ont tout sacrifié pour arriver là où elles en sont : elles n’ont pas de famille et sont arrogantes (ex Miranda Priestly dans Le diable s’habille en Prada). Etre objet sexuel et de désir, voilà ce que nous apprennent les films sur la femme, ce qui n’est pas sans lien avec la culture du viol présente dans notre société. En réalité, la plupart des films sont réalisés par des hommes. Les films respectent donc un idéal masculin, les femmes sont représentées selon une vision patriarcale.

La partie la plus intéressante est celle qui interroge la peur de la libération de la femme. De nombreuses personnalités (conservatrices) scandent que la femme veut prendre la place de l’homme, qu’elle aspire à une supériorité sur lui, qu’on assiste à une « dévirilisation » (ce terme ne renferme que des représentations sexistes) de la société, qu’il est temps de réaffirmer quel est le premier sexe (confer Le Premier sexe d’Éric Zemmour). Miss représentation nous dresse donc un tableau de notre société patriarcale, nous aide à comprendre comment des schémas se sont imposés dans nos consciences, à quel point notre socialisation est genrée. Le documentaire met en forme ce que nous n’avons jamais réussi à formuler, ce qui est latent chez beaucoup d’entre nous et permet profondément de réfléchir sur cette société qui ne laisse à la femme qu’une place bien déterminée. Cette phrase résume assez bien tout ce qui peut être dit : « que l’autonomisation des femmes soit notre priorité ». Ce documentaire mérite d’être vu de tous.t.es.

Annabelle ANQUEZ

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