(Jennifer Kent, 2014)

Mister BabadookAngoisse/5

 

(Avant-propos : l’objectif de la chronique est de vous inciter à voir le film. Pour donc éviter les spoils ce que vous lirez n’est pas une critique complète de l’œuvre)

 

Ha le film d’horreur, un genre critiqué, au public immature et indiscipliné, les téléphones allumés dans les salles de cinéma, les cris stridents des petits comiques bourrés d’hormones, il est temps de rendre Justice ! 2014 est la parfaite année pour ça, une merveilleuse cuvée pour le 7èmeart, entre Interstellar (le plus grand film de tous les temps…je pèse mes mots), The Grand Budapest Hotel, Her et le déjà culte Tusk (non je plaisante là) en conclusion la qualité est plus que présente.

 

Aujourd’hui arrêtons-nous quelques instants sur un petit film tristement passé inaperçu pour le grand-public et pourtant acclamé par les fans du genre et la critique, Mister Babadook ou plus simplement The Babadook.

 

Synopsis : Suite à la mort de son mari, Amelia vit seul dans le deuil avec son fils de six ans, Samuel. Leurs vies monotones basculent lorsqu’apparait étrangement un livre pour enfants intitulé The Babadook. Dès lors le comportement déjà turbulent de Samuel ne cesse de se dégrader en même temps qu’une mystérieuse présence se fait sentir. Et si le Babadook était plus qu’un conte pour enfants ?

 

Je vous vois tout de suite venir à vous demander comment un film avec un nom aussi mignon peut-il faire naitre le moindre frisson au spectateur, autant vous prévenir maintenant cher ami lecteur si tu es une « âme sensible » je ne ferai que citer notre barbu préféré : « Fuyez pauvre fou ! ». Oubliez la peur ici on parle d’angoisse, du malaise et de l’envie de regarder des vidéos avec des chiots pour oublier le sentiment qui s’accroche à vous après même que le générique soit terminé ! (Comme je suis sympa tu trouveras un lien à la fin de l’article qui t’aidera à te remettre de tes émotions).

 

Le film tient son efficacité de son ancrage dans un univers quasi-réel, ici pas de musique omniprésente, ni d’effet numérique ou de monstre improbable à l’écran. Il n’y a pas de « bonne » recette pour un film d’horreur, mais comme pour le premier Alien, deRidley Scott ou The Thing de John Carpenter,le Babadook marque sa présence par son emprise sur les personnages et non par son apparition à l’écran. Au final méfiez-vous de votre imagination car c’est là que peut résider le Babadook. De plus La grande réussite du film repose sur ses deux rôles principaux, Samuel et Amélia, leur épuisement émotionnel vous saisit aisément et vous poussera à vous identifier aux personnages, favorisant une immersion forte dans l’histoire perçue à travers leur angoisse. L’évolution classique en crescendo du film est efficace même si la fin laisse le spectateur sur sa faim (No Spoil). En conclusion le petit budget consacré au projet est la source de sa qualité, minimalisme et effroi sont au rendez-vous dans Mister Babadook qui se révèle être également un drame familial à la symbolique accessible.

Ps : On remerciera Kickstarter d’avoir permis au film de voir le jour via le crowdfunding.

Victorien PANISSIÉ

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