(Alfonso Cuarón, 2013)

Note : 7,5

Pour sa première expédition à bord d’une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l’astronaute chevronné Matt Kowalsky. Mais alors qu’il s’agit apparemment d’une banale sortie dans l’espace, une catastrophe se produit. Lorsque la navette est pulvérisée, Stone et Kowalsky se retrouvent totalement seuls, livrés à eux-mêmes dans l’univers.
Mais c’est peut-être en s’enfonçant plus loin encore dans l’immensité terrifiante de l’espace qu’ils trouveront le moyen de rentrer sur Terre…
La presse internationale est unanime, GRAVITY est l’une des claques de cette année. Syndrome d’une fascination continuelle pour l’espace ou véritable analyse objective du film ? Sûrement un peu des deux; car le film est incontestablement une réussite.
 

1h30 de perdition dans l’espace, des décors à couper le souffle, des effets spéciaux grandioses et une 3D enfin utilisée dignement. Peu de fausses notes donc. L’immensité de l’espace est envoutante à chaque seconde, les moindres mouvements des astronautes (spationautes pardon…) sont extrêmement réalistes et accentuent cette sensation délirante d’être à leurs côtés. Car l’immersion est immédiate, réellement prenante, et la mise en scène ne semble concourir qu’à ce but. L’alternance de plans larges et de plans beaucoup plus rapprochés confèrent à la fois un sentiment de proximité et de distance. Les séquences filmées à la 1ère personne sont d’une efficacité stupéfiante et vous transportent à l’intérieur du personnage. Ce savoureux mélange de contemplation et d’immersion est très certainement la force majeure de ce film.

Sandra Bullock excelle en débutante apeurée, désespérée mais combative. C’est aussi l’histoire de sa propre réflexion sur l’existence impliquant dès lors davantage le spectateur. George Clooney brille un peu moins, enchainant quelques bons mots un peu superficiels et jouant avec un sourire figé. Rien de condamnable cependant.
Le rythme est millimétré, vous laissant d’abord le temps d’admirer l’espace avant de le craindre sans jamais que ne s’arrête l’émerveillement. Les sentiments d’isolement dans l’espace, puis de confinement à l’intérieur des stations spatiales vous font vivre le même calvaire que les protagonistes.
Pourquoi cette note quelque peu basse dans ce cas ? Un peu pour le manque de scénario même si ce n’est clairement pas le but du film. Surtout pour la 3d, indispensable malgré tout pour apprécier les effets de profondeurs, qui assombrit véritablement l’image et gâche une partie de sa magie. Cette gêne empêche de s’immiscer complètement dans le film, d’en partager l’angoisse et de se laisser complètement transporter. Problème qui ne vient pas du film lui-même donc.

 

Une œuvre à part, ambitieuse. Déjà un classique du genre sans aucun doute. GRAVITY est la concrétisation d’un rêve de gosse qui tourne au cauchemar. Une expérience unique, vertigineuse et haletante.

S. GAUBERT

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