(Sharon Maguire, 2016)

Comble de l’excitation, l’adorable et pimpante Bridget Jones est de retour au cinéma pour de nouvelles aventures. Cette fois, la célibataire préférée de l’Angleterre (que dis-je, du monde ?) nous revient avec un petit polichinelle dans le tiroir, dont elle va tenter de savoir qui du réservé Mark Darcy (Colin Firth) ou du fantaisiste Jack Quant (Patrick Dempsey) est l’heureux géniteur.

Inévitablement, le film s’ouvre sur une Bridget éplorée, affalée dans son canapé en pyjama, verre de vin à la main, s’égosillant sur l’air d’All By Myself de Jamie O’Neal – et la salle de cinéma, presque exclusivement composée de bandes de copines, de chanter avec elle.

Et pourtant, que de changements…

Exit Hugh Grant (la team Daniel Cleaver est en deuil) : bonjour Docteur Mamour. Exit la Bridget aux rondeurs décomplexées et au visage rougeaud : bonjour le botox et les gambettes d’adolescente. Exit la bande originale aux accents vintage à base de Geri Halliwell, Chaka Khan ou Diana Ross : bonjour Rihanna, Ellie Goulding et Ed Sheeran. 

Sans perdre de sa fraîcheur ni de sa bonne humeur, la saga semble quelque peu s’essouffler. Au charme british et décalé se substituent tristement les ficelles de la conventionnelle rom-com américaine. Tous comme ses acteurs, l’histoire vieillit et s’assagit.

Demeurent cependant de Bridget sa maladresse attendrissante, sa spontanéité embarrassante et son romantisme inextinguible… et par conséquent notre amour sans borne pour ce personnage déluré et attachant (Bridget, we love you).

Tahani SAMIRI

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