(Pete Docter & Ronaldo del Carmen, 2015)
 

Vice Versa (Inside Out en VO) est le dernier venu du Studio Pixar, spécialisé dans les films d’animations de très bon niveau (les Toy Story, Les Indestructibles, Là-Haut…), présenté au dernier festival de Cannes.

Le film raconte l’histoire de Riley jeune fille de 11 ans dynamique et sans problème, qui se voit obligé de déménager avec ses parents à San Franscico, ce qui bouleverse complétement sa vie. Mais les véritables héros de cette histoire, ce sont les personnifications de la Joie, la Tristesse, la Peur, le Dégout et la Colère. Le film alterne les passages dans la tête de Riley où ces différentes émotions. Ce procédé n’est certes pas des plus original  (cf le segment final deTout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais osé le demander de Woody Allen ou encore le sketch Quand on est le cerveau du Palmashow), mais c’est très bien mené. Ce scénario permet aux auteurs d’explorer des multiples aspects de notre vie quotidienne. On retiendra particulièrement la séquence sur les rêves, comment ils sont créés, et aussi l’explication de pourquoi certaines chansons restent bloqués dans notre esprit. Les passages où on se balade tête en tête pour voir les émotions des différents personnages sont également très bien pensés et amusantes.

Rien à redire non plus sur le doublage français, très bonne interprétations, surtout de la part de Pierre Niney et Gilles Lelouche qu’on ne reconnait pas du tout.

Néanmoins d’habitude les films de Pixar sont aussi bons que ce soit pour les enfants que pour les adultes. Ici, de manière assez surprenante, le film peut paraitre assez peu accessible pour les petits nenfants. C’est certes très coloré et enfantin dans les designs, mais les sujets abordés sont un poil trop compliqués. Personnifié les émotions d’une personne c’est déjà un concept. Mais faire passer ces émotions dans des lieux comme les idées abstraites et le subconscient, là c’est sûr que les petits lardons vont être largués (ayant vu le film dans une salle uniquement rempli d’enfants de 3 à 8 ans, je ne les ai pas entendu rire). Les parents lisent rarement du Freud à leurs enfants pour les endormir. Par contre si c’est le cas par contre foncez ! Cela pourra donc paraitre comme un défaut mais bon nous on s’en fout un peu.

Vice Versa est de très très bonne qualité, on rit beaucoup et l’émotion pointe le bout de son nez par moment aussi. Par contre si vous avez des enfants en bas âge (ben bravo !) ce n’est peut-être pas le bon film pour eux.

Jean-Maxime FEUTRY

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