(Guy Ritchie, 2015)

C’est sans grande conviction que je suis allé voir le dernier film de Guy Ritchie, « Guy » comme on l’appelle dans le milieu.

Entre un film d’auteur français et un blockbuster américain, je me suis pourtant décidé pour Agents très spéciaux, code U.N.C.L.E, sans trop savoir à quoi m’attendre. La surprise fut grande quand je vis superman (Henry Cavill) se battre contre le lone ranger (Armie Hammer) dans un film d’espionnage situé en pleine guerre froide. Il faut dire que le casting est assez rutilant, Alicia Vikander (déjà repérée dans Ex-Machina) a d’ailleurs été élue fille la plus jolie de l’univers par moi-même (et accessoirement, porte très bien son rôle). Dans le rôle de l’antagoniste : Elizabeth Debicki  campe un personnage assez surprenant, ressemblant beaucoup à une Audrey Hepburn qu’on aurait teinte en blond et pour finir, la cerise sur le gâteau, Hugh Grant , pareil à lui même dans le rôle de Waverly, l’anglais trèèèès anglais (à l’ancienne comme disent les jeunes).

Guy Ritchie signe son retour sur le grand écran avec un remake d’une série des années 70  The man from U.N.C.L.E , l’histoire d’une collaboration entre un Russe et un Américain pendant la guerre froide. Une décision pour la moins surprenante de la part du réalisateur mais qui ne manque pas d’attrait.

Dès les premières scènes, le film ne nous laisse pas le temps de souffler, les scènes d’action s’enchainent, le rythme est  frénétique et même si on est loin d’une violence brutale et sanglante auxquels nous habituent les films aujourd’hui, on ne s’ennuie pas une seconde. Car le parti-pris du film est de nous faire voyager dans le temps, non seulement à cause de l’époque choisie, mais aussi par l’écriture des dialogues et des scènes d’actions qui pourraient très bien nous faire penser aux anciens James Bond de l’ère pré-Daniel Craig (en plus dynamique et moins aseptisé toutefois).  On retrouve donc certains des grands codes du film d’espionnage de la deuxième moitié du XXème siècle : un grand méchant très méchant, des espions très classes et jamais pris à défaut, des bombes nucléaires de tous les côtés, etc …

Malgré cela l’écriture des personnages principaux n’est pas naïve et manichéenne, leur psychologie est plus poussée et des thématiques assez sombres sont abordées tout au long du film.

Guy Ritchie s’aventure ici un peu loin des côtes de la Tamise mais n’en perd pas pour autant ses marques : on retrouve un montage extrêmement vif, limite « clipé » , son sens du rythme, son humour acide (qui ne m’a pas vraiment fait exploser de rire, mais qui m’a fait sourire, et c’est déjà pas mal), on retrouve également son usage assez lourd de la musique. En effet même si la bande son est très inspirée, et arrive parfois à vraiment porter certaine scène. Elle peut également être un peu trop omniprésente à mon gout. Tout est souligné par la musique, lorsqu’un personnage s’énerve, lorsqu’il est heureux, lors des scènes d’amour. Il y aura TOUJOURS un thème musical pour vérifier si on a bien compris ce que le réalisateur voulait nous faire comprendre. Et ça c’est nous prendre un peu pour des cons, et ça c’est pas très sympa.

Conclusion : un film d’action sympa, sans prise de tête, rythmé et drôle, un bon film du dimanche en soit.

Alexandre PUJOL

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