HOW TO GET AWAY WITH MURDER

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2014

Teaser découverte:
Michaela Prat  How to get away with murder est une série américaine ABC lancée en 2014. Elle met en scène
les folles aventures d’une professeure de droit pénal (Annalise Keating) et de ses collaborateurs
et étudiants. Parmi ces derniers, Michaela Pratt, jeune afro-américaine au passif familial
complexe, se démarque particulièrement. Pourquoi ? De l’odieuse diva à la femme de
conviction, ce personnage ne cesse de vous énerver, de vous étonner et de vous faire kiffer au
cours des six saisons ! Décryptons cela ensemble…
Issue d’une famille adoptive peu aimante, le personnage de Michaela s’est forgé en amont du
début de la série. En effet, elle parle souvent des épreuves qu’elle a dû surmonter en tant que
femme noire-américaine et enfant abandonnée pour entrer dans la célèbre université de
Middleton. Fiancée à Aiden dans la saison une, elle entretien des espoirs de former un power
couple (dans lequel c’est elle qui porte la culotte) et ne cache pas sa volonté de réussir à tout
prix. Ainsi, on sent bien qu’elle est prête à faire des mauvais coups pour arriver à ses fins,
notamment pendant les défis lancés par Annalise lors de la sélection d’une équipe « d’élite »
qui l’épaulera dans son cabinet. Michaela apparaît donc comme une prétentieuse emmerdeuse
car tout ce qui ne roule pas comme elle l’entend est sujet de crise de nerf (je vous conseille
dans cette veine la scène pendant laquelle elle manque de mettre un soufflet à sa belle-mère :
saison 1 épisode 5 ou son célèbre « I love me »). Mais patatras ! il s’avère que le fiancé de notre
personnage est un gai refoulé. Nouveau coup dur pour notre diva qui refuse à nouveau de se
laisser abattre (il y a du bon dans s’aimer autant qu’elle le fait).
Sélectionnée pour travailler aux côtés de Connor, Laurel, Wes et Asher pour Annalise, c’est là
que les ennuis commencent (le principe de la série est qu’il y a un ou plusieurs meurtre(s) par
saison qui met la petite équipe dans le jus) ainsi que le processus de magnification de Michaela
Pratt.
Son rôle majeur dans les événements de la première saison la bouleverse et la confronte à des
dilemmes moraux et éthiques. Elle est donc obligée de se remettre en question mais reste
majoritairement égocentrée jusqu’à la bonne moitié de la saison 2. Les épreuves traversées
avec ses amis « imposés » par les péripéties de la série l’adoucissent et l’amènent à user de ses
talents non plus pour se faire mousser, mais pour servir un collectif et parfois – au travers des
cas traités dans le cadre de ses études – des causes nobles (défense de clients à la situation
fragile).
Ses vieilles habitudes de connasse reviennent parfois pendant la série, toutefois, la bonification
de son caractère est tellement flagrante qu’on trouve cela plutôt mignon que pénible
finalement.
Si vous souhaitez découvrir la naissance d’une « black Queen » et bien plus, je vous conseille
vivement le visionnage de cette fabuleuse série qu’est Murder !