FOCUS : Le petit guide du parfait réalisateur

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Bonjour jeune réalisateur néophyte ou véritable Orson Wells en puissance et bienvenue dans ce petit guide du parfait réalisateur. Que ce soit un teaser, un court métrage ou un documentaire de 4h30 sur le mode de reproduction des coléoptères, tourner n’est jamais chose facile. En effet, si on décide d’aller un peu plus loin que la vidéo snap prise à 2h du matin, on s’aperçoitque la réalisation est un ensemble de règles habilement défini pour donner un rendu cohérent. Comme dans la peinture la connaissance de ces codes est primordiale pour pouvoir créer de vrais rendus visuels.

Cet humble guide va donc te permettre d’appréhender légèrement cette complexité. Il regorgera de principes techniques auxquels j’ajouterai des conseils liés à mon expérience personnelle.

  1. I) Les plans

Un plan au cinéma est tout ce que montre la caméra (on parle aussi de champ). C’est donc ce qui est filmé et logiquement visible. Le nombre de plans possible est quasiment infini mais chacun a un sens différent. On peut distinguer deux grands genres : les plans fixes et les plans mobiles. Cela va être un peu lourd comme présentation mais c’est nécessaire pour la suite du guide (on va pouvoir s’amuser avec tout ça).

1) Les plans fixes

A) Le plan général

Le plan général ou plan large a une valeur démonstrative, il sert à poser un lieu imposant comme une ville ou un bâtiment. Ce plan est donc très majoritairement composé du décor (des personnages peuvent être à l’image mais leur place doit être ridicule et ils ne doivent pas faire d’action). Généralement on en trouve en début de film ou lorsqu’un personnage doit voyager. Il ne sert pas à faire avancer l’intrigue mais donne des informations aux spectateurs.

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(Avengers/Joss Whedon/2012)

B) Le plan d’ensemble

Le plan d’ensemble est assez proche du plan général. Néanmoins il met un peu plus en avant les personnages et va donc se positionner sur un décor plus petit, comme une rue ou un jardin. Il s’agit du plan idéal pour introduire une scène. Elle est effectivement un bon compromis entre mis en avant du décor et de l’action des personnages.

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(Annihilation/Alex Garland/2018)

C) Le plan moyen

Le plan moyen est centré sur le personnage qui le filme de la tête au pied. Bien que le décor soit toujours présent il passe à un rôle secondaire et donne peu d’information. En effet ce plan est le plus adapté pour dépeindre les actions des personnages. Néanmoins ce type de plan se prête peu à la contemplation, il doit uniquement montrer des personnages en action.

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(Kill Bill Volume 1/ Quentin Tarantino/2003)

D) Le plan américain

Le plan américain trouve ses origines dans les westerns spaghetti des années 60 où l’on voulait filmer le revolver à la ceinture des personnages. Aujourd’hui démocratisé dans tous les genres cinématographiques il filme le personnage à hauteur de mi-cuisses jusqu’à la tête. Plus resserré sur les personnages, il met donc ces derniers davantage en avant. Très utilisé lors des dialogues il permet d’avoir un point de vue global sur le jeu du personnage et sert donc de plan universel un peu fourre-tout.

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(Hot Fuzz/Edgar Wright/2007)

E) Le plan rapproché

Le plan rapproché cadre au niveau de la poitrine. C’est avec ce plan qu’on rentre dans l’intimité des personnages. Les émotions sont davantage mises en avant sans oublier le reste de la gestuelle du corps. On peut jouer avec ce plan : s’il se positionne près de la ceinture, on garde une image assez globale du personnage mais on peut aussi beaucoup plus resserrer ce cadre jusqu’aux aisselles pour mettre en avant la psychologie du personnage.

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(Arrête-moi si tu peux/Steven Spielberg/2002)

F) Le gros plan

Le gros plan se focalise sur les émotions des personnages. Le décor est ici totalement mis de côté pour se focaliser sur le visage du personnage. Plan très fort il est néanmoins dangereux. Il est en effet peu utile pour montrer les actions des personnages et peu vite devenir gênant. Néanmoins certains réalisateurs comme Peter Jackson en ont fait leur marque de fabrique.

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(Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l’Anneau/Peter Jackson/2001)

G) Le très gros plan

Aussi appelé « insert », il sert à imiter le regard humain en se focalisant sur un détail précis de l’action. Trop souvent oublié par les jeunes réalisateurs ce plan, bien qu’il puisse paraître peu naturel, est extrêmement efficace dans beaucoup de situations. Il sert à centrer l’attention du spectateur et donc à forcer son regard sur ce que vous souhaitez. Bien que peu utile seul, il se couple très bien avec le plan américain ou le plan rapproché.

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(Scott Pilgrim VS The World/Edgar Wright/2010)

Bonus : la plongée / contreplongée

Outil de réalisation simple mais diablement efficace la plongée consiste à incliner vers le haut ou le bas la caméra. En inclinant vers le bas (ce qu’on appelle une plongée) on rend le personnage plus petit car vu de haut. Ceci est utilisé pour rendre un personnage plus faible ou en difficulté. A l’inverse en inclinant vers le haut (c’est la contreplongée) on le rend plus épique, fier et puissant.

Un exemple de plongée :

Image associée

(Citizen Kane/Orson Welles/1946)

Un exemple de contreplongée :

Image associée

(Inglorious Basterds/Quentin Tarantino/2009)

2) Les plans en mouvement

A) Le travelling

Cette technique consiste à faire bouger la caméra dans l’espace tout en filmant. On peut faire un travelling horizontal ou vertical (même si cette dernière est rare elle permet de basculer d’un plan simple vers une plongée notamment). Pour garder la caméra stable on peut utiliser des rails de travelling ou une grue. Déplacer la caméra permet de changer de plan au cours d’une même séquence ou au contraire maintenir un plan identique alors que les personnages sont en mouvement. De façon général c’est une technique très appréciée car elle donne du dynamisme à la scène. Néanmoins le travelling demande un matériel assez cher et je déconseille vivement d’essayer d’en faire caméra à la main (la caméra tremblera trop). Si les rails coûtent trop chers, on peut compenser avec une steady cam (outil qui permet de compenser les vibrations des bras, on parlera alors de caméra portée) ou inventer d’autres procédés (mettre la caméra sur une pile de livre et déplacer le tout en tirant sur un torchon positionné sous la pile permet de faire d’assez bon travelling arrière).

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(La Mort au Trousse/Alfred Hitchcock/1959)

B) Les panoramiques

J’aime les panoramas. Un panoramique consiste à tourner la caméra sur elle-même, l’objectif pivote donc mais reste sur place. C’est un bon compromis si vous n’avez pas de quoi faire un traveling. Pour en réaliser un je conseille de poser la caméra sur votre trépied (ou toute surface dure et plane comme une pile de livre) et de simplement pivoter votre caméra. On peut utiliser ce genre de plan pour plusieurs effets : suivre un personnage en mouvement, présenter un décor (pour ces deux cas on tournera lentement la caméra pour ne pas perdre le spectateur) ou pour faire une transition (je conseille alors de pivoter vite pour faire une bonne transition au montage).

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(Rome Ville Ouverte/Roberto Rossellini/1945)

C) Les zooms

Le zoom est une technique dangereuse au cinéma, elle ne peut s’utiliser que dans un certain nombre de cas très précis. Le premier est lors des scènes émotionnelles, à l’aide d’un zoom lent on peut passer d’un plan américain/rapproché à un gros plan (pour renforcer le lien avec le personnage). On peut aussi l’utiliser de façon comique ou bien pour réaliser un traveling compensé (avancer ou reculer la caméra tout en compensant à l’inverse avec le zoom pour faire ressortir le personnage du décor, (technique inventée par Monseigneur Hitchcock himself). De façon générale, une bonne utilisation du zoom demande de la précision et un peu d’expérience, il faut de même penser à ne pas sur zoomer pour ne pas trop perdre en qualité d’image.

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(Arrested Development/ Ron Howard/2003)

Un exemple de traveling compensé dans une série qu’on aime et parce que c’est un peu compliqué :

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(Breaking Bad/Mark Johnson/2008)

Bien que l’apprentissage des plans puissent paraître rébarbatif il est important de les apprendre et les comprendre pour rendre un film visible.

Vous les avez tous en tête c’est bon ? Maintenant qu’on parle entre connaisseurs, nous allons voir des petites techniques pour rendre n’importe quel film potable. Je diviserai ces conseils en deux parties, ceux à penser avant le tournage et ceux pour vous aider une fois que vous serez sur place les deux pieds dedans.

II) Techniques pour jouer avec la réalisation

Vous avez décidé de faire un teaser, un court métrage ou un film ? Vous avez votre synopsis, vos personnages, leurs textes ? Alors c’est bon on peut commencer à s’attaquer à la réalisation. Voici des petites astuces pour rendre vos films regardables.

1) Le champ-contrechamp / La technique des 180°

Lors d’un dialogue on passe souvent d’un changement de plan d’un personnage à l’autre, on appelle ça le champ-contrechamp. Il arrive parfois qu’un dialogue soit tourné en plan séquence (un plan séquence est un plan de longue durée sans « cut ») mais je le déconseille car ça manque cruellement de rythme. Dans le champ-contrechamp il y a plusieurs écoles, certains ne filment que le personnage en train de parler pour lui donner de l’importance, d’autres mettent dans un des bords du plan la personne en train d’écouter pour mettre en avant le lien qui les unis. Je vous conseille les films des frères Coen (The Big Lebowski, O’Brother) pour apprendre à filmer efficacement des dialogues, ils sont très bon là-dedans. Mais déjà pour faire une bonne scène de champ-contrechamp on utilise un procédé bien spécifique.

C’est une technique assez complexe mais primordiale pour n’importe quel échange entre deux personnages. Pour qu’un champ-contrechamp paraisse crédible pour le spectateur, il faut respecter la règle des 180°. On imagine une ligne imaginaire entre les deux personnages, si la caméra est sur l’un des côtés de cette ligne elle ne pourra pas la dépasser sur le plan suivant. Cette technique sert à bien comprendre que les deux personnes se parle entre eux.

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(Brooklyn 99/Michael Schur/2013)

2) La règle des tiers

Au cinéma ou dans la photographie on a pour habitude de diviser un plan en 2 lignes horizontales et 2 lignes verticales pour créer 9 parties égales. La règle des tiers permet de rendre un plan plus harmonieux et utilise cette forme de découpage de plan. La technique est assez simple, vous devez mettre les éléments importants du plan (les personnages par exemple) sur ces lignes. Cela va permettre de davantage les mettre en avant.

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(Fenêtre sur cour/Alfred Hitchcock/1955)

2) Jouer avec le hors champ

Astuce rapide mais trop souvent oubliée par les jeunes réalisateurs. Ne pas oublier que l’action ne se limite pas à ce qui est visible à l’écran. Pour rappel on appelle champ tout ce qu’on voit à l’écran, le hors champ est donc tout ce qu’on ne voit pas. Bien le maîtriser et jouer avec le hors champ est diablement efficace car on joue avec l’imagination du spectateur (notamment dans l’horreur mais pas seulement, j’insiste).

Image associée

(Hot Fuzz/Edgar Wright/2007)

3) Bien débuter une scène

Technique de montage assez simple mais efficace pour démarrer une scène. Si à un moment votre intrigue doit ouvrir sur un lieu où va se dérouler l’action je vous conseille ce procédé. Débuter d’abord sur un plan général sur le bâtiment ou la ville de l’action, enchaîner avec un très gros plan sur une action propre au lieu puis vous pouvez finir par un plan plus large (comme le plan américain) englobant les personnages dans leur action. Libre à vous alors de continuer avec un plan rapproché type champ/contrechamp si ces personnages discutent.

Plan général → Gros plan ou très gros plan → Plan moyen / américain / rapproché

Ex : Pour ouvrir une discussion dans un bar

  • Plan montrant le bar de l’extérieur → très gros plan sur la main du barman remplissant une pinte de bière → plan américain contenant les deux personnages à une table → plan rapproché champ/contrechamp sur le premier personnage à parler.

4) Le tremblement de caméra

Ce procédé demande un peu d’expérience mais est très à la mode de nos jours, notamment dans les séries. On s’en rend rarement compte mais une bonne partie de nos séries Netflix aujourd’hui n’est pas tournée en caméra parfaitement fixe mais souffre d’un léger tremblement. Evidement c’est voulu de la part des réalisateurs car cette technique permet de créer une impression de dynamisme, ce qui est utile dans les séries qui pourraient, sans, paraître longue. Il demande pas mal de doigté car il doit être léger et n’a pas sa place dans des teasers ou des œuvres devant être « propre ». Néanmoins dans les films d’horreur, les comédies ou les films tout simplement légers, cette technique peut être utilisée.

5)  Être imaginatif avec le visuel

Pour rendre une œuvre unique, sortez des sentiers battus. Si une histoire originale est quelque chose d’important, une réalisation innovante l’est tout autant. Rien n’est plus triste qu’un film plat ne tentant rien visuellement. Transition, cadrage, mouvement, il y a une infinité de possibilité. Attention néanmoins, en s’éloignant de la facilité on prend le risque de faire un rendu mauvais. Il est alors nécessaire de prendre le temps d’essayer, de modifier, de voir si telle ou telle idée marche jusqu’à avoir un bon résultat. Je vous conseille de mater le travail d’Edgar Wright pour vous inspirer, c’est un jeune réalisateur assez innovant et ses films sont des comédies dynamiques vraiment drôles.

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(Scott Pilgrim VS The World/Edgar Wright/2010)

6) C’est avec l’expérience que vous deviendrez bon

Sûrement la meilleure astuce de ce guide : regardez un maximum de films/séries et tourner le plus possible. Je pourrais vous donner une multitude de phrases bateaux (« C’est en forgeant qu’on devient forgeron » gnagnagna) mais oui soyez attentif et critique vis-à-vis des œuvres que vous regardez et apprenez de vos erreurs. Vous ne ferez sous doute pas un résultat parfait dès votre premier film et je dirais même que vous ne serez jamais sans faute. Mais en réalisant ou visionnant un film vous apprendrez toujours quelque chose et donc il n’y a pas de secret, il faut s’y mettre.

III) Petites aides pour rendre votre tournage plus facile

1) Soyez prêt

Je sais que c’est assez relou mais soyez un maximum prêt avant votre tournage. C’est vraiment difficile une fois sur place avec le matériel et les comédiens d’imaginer comment filmer votre film. Même un teaser demande énormément de travail en amont ! Voici ce que je vous recommande de faire dans l’ordre avant votre tournage :

  • Le pitch : la première étape, un pitch est un résumé de votre film en une ou deux phrases. C’est l’idée qui va définir votre film et est une première base sur laquelle vous allez travailler. Vous n’avez encore ni texte ni idée de réalisation, il s’agit juste de ce que vous voulez raconter. Exemple du pitch d’Avatar : un être humain va devoir amadouer une tribu extraterrestre pour exploiter leurs ressources, il va finalement se lier d’amitié avec eux et défendre leur cause.
  • Le synopsis : le synopsis raconte l’ensemble de l’histoire de la situation initiale à la conclusion. Son but est de définir l’ensemble de l’histoire du film. Bien qu’un peu long il est nécessaire pour créer un scénario de qualité. S’il n’est pas obligatoire mais conseillé pour un teaser, dès un court métrage c’est incontournable.
  • Le script : c’est ici que ça devient long et c’est souvent oublié par les amateurs. Le script regroupe l’ensemble des lignes de texte du film, le nom des personnages concernés ainsi que la temporalité et lieu de chaque scène. Il est très long à faire mais nécessaire pour aller vite une fois sur place (ça laisse notamment du temps pour les comédiens d’apprendre leur texte).
  • Le storyboard : le storyboard définit l’ensemble de l’enchaînement des différents plans de votre film. Avec le script c’est ce avec quoi vous allez vous baser pendant le tournage mais il est aussi très très long à faire. Même si les dessins sont brouillons il doit donc contenir chaque plan, l’un après l’autre. Si ce travail peut paraître superflu il va pourtant vraiment permettre d’avoir un rendu final bien meilleur car vous aurez défini votre réalisation avant d’être sur place et donc passerez d’une réalisation servant juste à dépeindre une action à une vraiment créative. J’insiste particulièrement sur ce point car c’est cette étape qui fera de votre film quelque chose de beau.

2) Les accessoires / le décor

Si vous avez des accessoires nécessaires pour le tournage, charger quelqu’un pour chacun d’eux. Arriver sur place et voir qu’il manque quelque chose est trop bête et vous fera perdre un temps précieux. Une fois sur place allouez une salle ou un espace isolé pour ces accessoires et vos affaires, cela vous évitera qu’ils apparaissent à votre grande surprise dans vos rush (un rush est une vidéo prise qui n’est pas encore montée, c’est l’ensemble de ce que vous avez filmé). De façon général faites attention à ce qu’il y a dans votre décor pour éviter toute surprise lors du montage (si vous n’avez pas vu la Scénic au fond du plan alors que vous filmez un film historique c’est dommage quoi).

3) La lumière

Si vous avez à votre disposition des projecteurs spécialisés c’est parfait, sinon faites attention à la lumière naturelle. En effet cette dernière est instable : nuage ou temps qui passe (notamment si vous n’êtes pas assez prêt à l’avance, le tournage peut être long) la lumière naturelle fluctue beaucoup notamment avec le déplacement du soleil. C’est très dur d’arranger ça au montage et c’est très visible sur le rendu final donc faites attention.

4) Les faux-raccords

Un faux raccord est un manque de cohérence entre deux plans d’une même scène. Exemple : dans un champ/contre champ un personnage a au premier plan un stylo à la main qu’il n’a plus au plan suivant. Ils sont à éviter car ils donnent un côté factice au film mais les faux raccords arrivent souvent même dans les œuvres professionnels. Pour cela, gérer vos acteurs pour qu’ils retiennent ce qu’ils faisaient après chaque rush et de même faites attention à vos accessoires.

5) Faites des rushs de plusieurs plans différents pour une même scène

Pendant le tournage faites un maximum de rush et variezles. Même si vous avez une idée bien précise de quels plans vous devez tourner il n’est jamais impossible qu’une fois sur le montage le rendu soit mauvais. Pour éviter ce problème et avoir une voie de secours la solution est de filmer plusieurs fois les scènes et d’essayer de varier les plans. Il faut se dire qu’une fois le tournage terminé il sera très difficile de retourner des scènes ensuite.

Nous arrivons au terme de ce guide. Bien qu’incomplet, j’espère qu’il vous aura été utile pour vos prochains projets. Bien sûr il resterait énormément de choses à dire et à expliquer, je vous invite à regarder la multitude de site apprenant la réalisation qui sont aussi très détaillés. Merci aux courageux d’avoir lu jusqu’au bout. Bisous.

Cédric AMUAT