Orange Mécanique

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(Stanley Kubrick, 1971)

Alex Delarge est un jeune homme de 15 ans dont le passe-temps favoris est l’ultra-violence. Passer à tabas et violer avec son groupe d’amis – les « droogies » – tel est son quotidien, jusqu’au jour où il se fait prendre et condamner à 14 ans de prison. Prêt à tout pour sortir, il va alors accepter de se soumettre à un traitement thérapeutique expérimental afin de réduire sa peine. Cependant, le traitement destiné à le rendre moral va avoir des conséquences imprévues. Dans ce film sorti en 1971, Stanley Kubrick dépeint un univers futuriste fictionnel qui ne laisse aucun spectateur indifférent.

 

Léana – Karma is a bitch

Beaucoup de violence aussi bien physique que psychologique qui nous plonge dans un malaise tout le long du film. Des images hautes en couleur qui ne font qu’accentuer l’univers malsain dans lequel on est plongé, tout comme la bande son décalée. Ce film polémique ne présente pas de la violence gratuitement, mais dans un objectif de satyre de la société. Orange mécanique soulève la question de la morale, de l’importance de la nature humaine, du libre-arbitre et de la manipulation politique. Bien que difficile à regarder, ce film est fascinant aussi bien sur le fond que sur la forme, dans les idées qu’il véhicule comme dans les techniques cinématographiques utilisées à cette fin, sans oublier l’exceptionnel jeu d’acteur.

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Anna – Pénible à voir, mais dérangeant dans le meilleur sens du terme

J’hésite entre dégoût et fascination. La première partie de violence absurde, d’impulsions primaires, nous force à regarder en face la pire partie de la nature humaine, sur un fond musical totalement dissonant qui rend les scènes presque comiques, mais toujours profondément dérangeantes.

A partir de l’arrestation d’Alex, le film commence à poser plus de questions sur le bien-fondé du traitement qu’il subi. Il y a indubitablement  un conflit entre entre ordre et liberté de choix, peut on forcer quelqu’un à agir moralement ? Tous les adultes qui tentent de “soigner” Alex sont en réalité eux même pervertis d’une manière ou d’une autre. Verdict de Kubrick, la perversion humaine est inaltérable.

Cédric – Rajoutez de la musique classique à un viol ça passe toujours mieux

En 1971, fort du succès de 2001 l’Odyssée de l’Espace, Stanley Kubrick décide de traiter d’une société dystopique où face à une jeunesse anarchique le gouvernement a décidé de conditionner les personnes dissidentes jusqu’à leur faire perdre tout sens de libre arbitre. Que l’on aime ou non le film ne laisse pas indifférent. En effet il ose des partis pris majeurs autant visuellement que dans son écriture. Bien qu’un peu long le film est d’une puissance rare et mérite son titre de film culte.

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Yasmine – Ames sensibles, s’abstenir!

Perturbant mais exquis, Orange Mécanique est d’une violence gratuite, sans filtre et on a parfois du mal à ne pas se cacher les yeux. Alex mène une vie de bandit par hédonisme : il ne semble éprouver aucun remord et se complait dans ce mode de vie déviant. Du haut de ses 17 ans, ce criminel demeure un garçon indiscipliné et habitué à ce que sa maman ne lui dise jamais non. Kubrick nous offre un tableau de vices exacerbés, de péchés capitaux abordés avec une parfaite décomplexion et des parents totalement à côté de la plaque. Il s’agit là du portrait bigarré d’un jeune homme à la personnalité composite qui semble misanthrope de prime abord et qui derrière ses airs de pervers a un goût très raffiné.  C’est un film qui plaît par son esthétisme ainsi que par l’omniprésence de l’art sous toutes ses formes, que ce soit grâce aux néologismes ou à l’union du grotesque et du sublime. Ce film questionne notre morale de spectateur contemporain quant à l’objectification des femmes mais aussi aux méthodes barbares utilisée en vertu de l’usage de la « médecine ».