FOCUS – Les Animes Japonais

Posted by in Focus

Les animes japonais sont des séries et films d’animation japonais issus de la culture pop qui touchent autant les adultes que les enfants. On a tous, de notre enfance, le souvenir de l’un de ces animes comme par exemple Olive et Tom, Heidi, Dragon Ball ou encore Pokémon. La majorité de ces animes et films puisent leur succès dans l’existence de mangas, versions premières des œuvres d’animation. Certains chef-d ’œuvres ont fait connaître au monde entier cette vague japonaise tels que les films d’animation Miyazaki (La princesse Mononoke, Le voyage de Chihiro, Mon Voison Totoro etc…). Plus récemment, le succès colossal de l’anime Your name en 2016 est venu rappeler le prestige de l’animation japonaise.

Un peu d’histoire…

C’était il y a un siècle, plus précisément en 1917, que le plus ancien film d’animation japonaise fut réalisé par Jun’ichi Kôuchi : Namakura Gatana. Pendant longtemps, l’animation japonaise n’a eu aucun succès. C’est en 1961 qu’Osamu Tezuka, grand admirateur de Walt Disney, fonde le premier studio d’animation Mushi qui est le premier à produire une série animée hebdomadaire. En 1963, il réalise Astro le petit robot qui connait un succès retentissant. De plus en plus de studios se créent et les films et séries d’animation deviennent populaires à travers le Japon.

A partir des années 1970, les animations japonaises telles que Candy ou Albator s’exportent dans le monde occidental. En France, les premières diffusions de ces animations sont gérées par l’émission Récré A2 avec le Club Dorothée, débutée en 1977, qui s’occupera d’animes comme Dragon Ball, Ken le Survivant ou les Chevaliers du Zodiaque.

A cette période, les films et séries d’animation japonaise sont vus en Occident comme destinés aux enfants contrairement au Japon où ils visent à un public d’adolescents et de jeunes adultes. Par conséquent, de nombreuses polémiques éclatent et beaucoup pointent du doigt la culture nippone, jugeant cette dernière peu adaptée aux enfants, bien trop violente. Ken le Survivant, par exemple, mais aussi beaucoup d’autres animes ont connu une grande censure des dialogues et de leurs scènes.

A la fin de cette décennie, on voit apparaitre une certaine renaissance des animes nippons avec Akira de Katsuhiro Otomo qui devient le premier grand succès populaire d’animation, d’abord au Japon, mais surtout à l’étranger où le film est acclamé.

Quelques années plus tard, Hayao Miyazaki du studio Ghibli est le premier réalisateur à connaître un succès national colossal, avec la Princesse Mononoké en 1997. A travers ses succès répétés avec le Voyage de Chihiro, le Château dans le ciel ou bien Mon voisin Totoro, il réussit à donner à l’œuvre dite « d’animation » une aura et un prestige que lui avaient souvent refusés les élites du cinéma.

Aujourd’hui la France est connue comme étant la deuxième consommatrice d’animes et de mangas dans le monde juste après le pays du Soleil levant, les animes sont donc à leur apogée.

A présent, portons notre regard sur les différentes catégories d’animes.

Trois grandes catégories de mangas/animes se distinguent :

Les Shônens : Animes ciblant les « jeunes garçons » et appréciés de tous. On connaît les shônens majoritairement par les animes appartenant au sous-genre Nekketsu littéralement « sang bouillant ». Une histoire type se retrouve dans la plupart des shônens : on identifie un héros juvénile auquel le public s’identifie facilement, qui est doté de capacités ou pouvoirs hors normes, parfois magiques qui lui permettront de se dépasser. Ce dernier a un rêve exceptionnel qu’il veut absolument réaliser et il va devoir aller de combat en combat pour l’accomplir. Il a toujours une volonté et un sens de justice incomparable qui le sauve à chaque fois qu’il est sur le point de perdre ou sur le point de mourir.

  • Exemples: Dragon Ball, Hunter X Hunter, Fairy Tail, One Piece, Shingeki No Kyojin

Les Shôjos : Contrairement aux shônens le public des animes shôjos est essentiellement féminin. L’histoire type est une romance généralement dans le cadre scolaire où le personnage principal est une jeune fille, toute simple, naïve mais courageuse. On peut caractériser les shôjos « d’histoires à l’eau de rose », clichés de relations amoureuses utopiques durant lesquelles l’héroïne est amoureuse d’un beau mec, idole de l’école qui, bien sûr, tombe également amoureux d’elle. On a également affaire à des triangles amoureux, des quiproquos, des révélations qui nourrissent notre engouement pour ces animes.

  • Exemples: Tsubaki Love, Kaichou wa Maid-sama!, Vampire Knight, Blue Spring Ride, Switch Girl…

Un autre sous-genre des shôjos, certes assez ancien, a été très populaire et reste marqué dans l’évolution des animes : c’est le Magical Girl que l’on retrouve dans Sailor Moon, Sakura Card Captor ou encore Shugo Chara.

On peut retrouver une jeune fille, liée à un royaume magique d’une manière ou une autre, possédant des pouvoirs magiques afin de combattre le mal d’une façon plus douce et moins violente que celle que l’on peut trouver dans les shônens.

Les Seinens : Animes qui ciblent plus particulièrement un public plus adulte. Ils reprennent des thèmes abordés dans les shônens, cependant, les sujets traités sont plus sérieux, trashs ou encore gores. On a un côté plus crédible et moins utopique qui s’adresse à des personnes avec un certain niveau de maturité en utilisant un héros moins ignorant et beaucoup plus réaliste. Ce sont des animes plus « durs » avec des thèmes plus complexes durant lesquels le spectateur se creuse un peu plus la tête.

  • Exemples: MonsterErasedBerserkParasitePsycho-Pass…

Il faut rappeler que le public visé ne correspond pas toujours à la personne regardant ces animes. De plus, on pourrait croire que les animes ne sont destinés qu’aux enfants, cependant c’est la grande distinction avec l’animation occidentale, ils s’adressent autant à un public adulte qu’enfant. En Occident, on accorde peu d’intérêt à l’animation et, la plupart du temps, elle est produite pour les enfants uniquement.

Qu’est ce qui fait un bon anime ?

Cela fait plus de dix que j’enchaîne les animes sans m’en lasser et cela m’a permis de me créer certains critères qui, à mon goût (et pas à celui de tout le monde), permettent de faire un bon anime.

Tout d’abord l’histoire. Que ce soit dans un manga ou un anime, l’histoire est importante. On se rend compte que bon nombre d’entre eux suivent la même histoire « type » que j’ai décrite dans les différentes catégories d’anime justes au-dessus. Est-ce que c’est forcément lassant ? La réponse est non, on aime que notre héros arrive à mettre une raclée à tous les méchants juste grâce à sa volonté, on aime les histoires à l’eau de rose qui nous font imaginer qu’un jour (jamais) un beau gosse, intelligent, gentil, musclé, riche nous déclare sa flamme.

On cherche cette utopie. Cependant il faut une touche d’originalité et une histoire qui tienne à peu près la route. Et surtout une histoire qui avance, qui ne nous perd pas. Et ça, c’est le gros problème des animes à rallonge tels que Naruto ou One Piece. Naruto et Naruto Shippuden sont des chefs-d’œuvre mais pourquoi avoir fait Boruto ? Autant s’arrêter à deux magnifiques saisons et ne pas en faire une nouvelle qui est un vrai désastre. Je préfère largement des animes très courts mais pertinents comme Death Note, One Punch Man ou No Game, No Life.

Une des caractéristiques très importantes de l’anime est la bande-son, les openings et endings (génériques de début et de fin).

Le rôle de l’opening et de l’ending est de donner envie de regarder l’épisode. Il stimule le spectateur en lui montrant une succession de séquences stimulantes mettant en jeu les personnages de l’animes. Et oui, c’est une des premières choses qu’on se rappelle d’un anime.  Une bonne musique entraînante, dynamique et transcendante ne peut qu’être que la bienvenue surtout pour un shônen. Pour ma part, je ne pourrai définir mon opening ou mon ending préféré mais le dernier en date qui m’a vraiment marqué est l’opening de la deuxième saison de Shingeki No Kyojin.

Pour finir parlons de l’adaptation de manga en anime. Comme je l’ai dit précédemment, un anime est pour la plupart du temps une adaptation d’un manga comme un livre a son adaptation en film. Soit l’adaptation est parfaitement exécutée et on savoure autant l’anime que le manga soit il manque des informations ou scènes importantes et cela déçoit le spectateur (s’il connaît le manga). Le meilleur exemple qui me vient à l’esprit est Tokyo Ghoul, un manga magnifique mais qui n’est pas respecté dans l’anime. En effet l’histoire de l’anime n’est pas la même que celle du manga, cela n’empêche pas de faire un bon anime mais autant l’appeler autrement si ce n’est pas la même histoire.

Mes favoris 

Je ne vais pas parler des « grands » mangas que la plupart connait comme Shingeki No Kyojin ou Fairy tail que j’affectionne particulièrement car sinon la liste serait trop longue. J’ai choisi trois animes qui, selon moi, mérite une certaine attention.

 

Mon coup de cœur : Sword Art Online (2012)

Mon coup de cœur est décerné à un anime shônen assez récent décliné aussi bien en mangas, jeux vidéo ou encore en film sur la base des romans de Reki Kawahara.

En 2022, l’humanité a réussi à créer un système de réalité virtuelle directe. Grâce à un casque, on peut être en immersion directe dans un nouveau monde et Sword Art Online est le premier jeu à utiliser ce système. Mais voilà que le premier jour de jeu, 10 000 personnes se retrouvent piégées à l’intérieur. Le seul moyen d’en sortir est de finir le jeu. Cependant, si un joueur perd la partie, il meurt également dans la vraie vie. On suit alors notre héros Kirito qui va tout faire pour vaincre ce jeu.

Original, puissant et captivant.  L’univers, l’histoire, les personnages, les musiques ou le graphisme, tout a été pensé avec minutie, ce qui donne l’un des meilleurs animés que je n’aie jamais vus. Le petit plus : des saisons courtes mais toutes différentes et qui nous emmènent à chaque fois dans un nouvel univers encore plus surprenant.

Un chef d’œuvre culte : Death Note (2006)

 Death Note fait partie des animes qu’il faut absolument avoir vus au moins une fois dans sa vie.

 Un carnet maléfique (Death Note) tombe entre les mains de Light Yagami, un adolescent surdoué de 17 ans. Ce cahier a un pouvoir maléfique : si quelqu’un note un nom sur ses pages, la personne en question meurt selon les conditions du cahier. C’est ainsi que Light décide de jouer au « justicier » en débarrassant la planète de tous les criminels pour atteindre un monde parfait.

D’une complexité épatante, Death Note est un anime qui se démarque de tous les autres en se reposant sur un sujet assez délicat : la dualité entre moralité et justice. Il a aussi une qualité qui la distingue des animes les plus réputés : Death Note ne s’étale pas en longueur. On assiste donc à une intrigue dense, développée en l’espace de seulement 37 épisodes. Et pour une fois, notre héros n’est pas tout rose et c’est la grande force de Death Note.

 

Ma recommandation 2019 : Tensei Shitara Slime Datta Ken (2018)

Basé sur le roman Tensei Shitara Slime Datta Ken de Fuse. L’anime a pour thème la réincarnation dans un nouveau monde.
Satoru, employé de bureau, se fait assassiner en pleine rue. Il se retrouve soudain réincarné dans un autre monde sous la forme d’un Slime, le monstre le plus nul et inutile. Cependant, son nouveau corps est doté de deux compétences uniques : « Prédateur », lui permettant de récupérer les capacités des autres (merci Kakashi), et « Grand sage », grâce à laquelle il acquiert une compréhension aigüe de son environnement. Il va découvrir un monde fantastique

Aujourd’hui, 11 épisodes sont sortis et 24 sont prévus. Pour l’instant, je trouve l’anime sans défauts, c’est une bonne adaptation et il est drôle et captivant. Pour moi, c’est une petite pépite qui conclue parfaitement l’année 2018.

Aurélie GIRARD