Ready Player One

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(Steven Spielberg, 2018)

 

Steven Spielberg, à qui l’on devait déjà E.T., les Jurassic Park ou encore les Indiana Jones, nous a une fois de plus régalé avec la sortie de son dernier film, Ready Player One, en mars dernier.

Dans une vision pessimiste du monde en 2045, on découvre la Terre complétement ravagée par l’activité des hommes, ces derniers ne supportant même plus leur réalité. Tous se réfugient dans l’OASIS, un univers virtuel créé par l’original James Halliday, où chacun peut être ce qu’il souhaite via un avatar et où se déroulent presque toutes les activités sociales et ludiques. A la mort d’Halliday, est publiée une vidéo de lui expliquant que sa fortune ainsi que l’OASIS reviendront à celui ou à celle qui parviendra à découvrir l’œuf de Pâques (« easter egg ») dissimulé dans son univers. S’amorce alors une compétition mondiale pour décrypter les énigmes et surmonter les épreuves qui mènent à l’œuf, mais surtout pour prendre le contrôle de l’OASIS.

Ready Player One est un film d’anticipation qui, comme beaucoup des œuvres du réalisateur, est bien parti pour traverser les âges. Les effets spéciaux sont époustouflants et n’empêchent pas une immersion dans le film, bien au contraire. Le scénario est globalement cohérent et les références à la culture pop sur fond de musique des 80’s y sont nombreuses, si bien qu’à chaque visionnage on peut découvrir de nouveaux détails (ne vous inquiétez pas si vous n’avez pas les références, ce n’est qu’un plus). Le message du film est très positif : profiter de la vie, garder un pied dans la réalité et surtout ne pas rester isolé, mais il semble également mettre en garde contre le caractère addictif du virtuel qui peut prendre le pas sur la réalité bien moins agréable. Les utilisateurs des réseaux sociaux (type Facebook ou Tweeter) et des jeux en ligne (type Fortnite) devraient se sentir concernés. L’équilibre entre l’humour, les émotions et les scènes de combat est respecté. L’histoire d’amour des deux protagonistes reste au second plan et a un côté innocent, si bien que les valeurs du film se concentrent essentiellement sur l’amitié. Ce qu’on peut néanmoins lui reprocher serait sa restriction à une seule ville des Etats-Unis (la compétition est planétaire mais tous les événements importants restent cloisonnés en un seul lieu géographique, c’est fou ce genre de hasard…) et le caractère peu complexe de la plupart des personnages : le méchant est méchant parce qu’il veut faire des sous et les gentils sont gentils parce qu’ils ont un grand cœur. De même, la fin du film est quelque peu naïve. Pour autant ce film est un beau spectacle qui profite pleinement des grands écrans.

Le casting regroupe des acteurs peu connus mais dans l’ensemble doués. Tye Sheridan (interprète de Wade Watts, le personnage principal) est très convaincant dans son personnage de geek coincé et émotif. Ben Mendelsohn (Nolan Sorrento) quant à lui remplit les critères qu’on attend d’un homme avide et prêt à tout pour arriver à ses fins.

Pour conclure, Ready Player One est un film à voir et à revoir, adapté à tous les âges : le sujet est d’actualité, les références plaisent aux jeunes comme aux moins jeunes et les drames ne sont que suggérés, le film est donc visible par les plus jeunes également.

Léana PAQUET