Dirty Dancing 2

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(Guy Ferland, 2004)

Vous pensiez connaître l’univers à l’eau de rose de Dirty Dancing avec le charmant Patrick Swayze et la pétillante Jennifer Grey ? Eh bien détrompez-vous. Dirty Dancing 2 n’est pas une suite du premier volet, c’est un film totalement indépendant malgré des similitudes de scénario. En 1958, Katey arrive à Cuba suite à une mutation de son père. Cette jeune américaine de 18 ans, tout comme Bébé dans le premier film, est une jeune femme très timide et mal dans sa peau. Un soir, lors d’une soirée entre jeunes de bonnes familles, elle fait la connaissance d’un serveur cubain particulièrement doué en danse : Javier. Se sentant différente des autres jeunes de son milieu social, elle se rapproche de lui, allant jusqu’à lui demander d’être son partenaire de danse pour un concours. Alors, comme Bébé, elle apprend les pas de la danse cubaine en charmante compagnie dans le but de remporter le concours. Seulement, à la Havane, alors que les deux jeunes gens commencent leur romance, la révolution cubaine est en marche, créant un décalage entre la réalité et le rêve que nos héros vivent éveillés.

Dirty Dancing 2 reste un film d’amour bien évidemment car l’histoire se centre sur Katey et Javier. Cependant, contrairement au premier film, le contexte historique change de nombreux paramètres. On pourrait dire que ce film est bien plus sérieux et bien moins mièvre que le premier car, au-delà des différences de milieu social, d’autres sujets critiques sont abordés et développés. L’ambiance du film est également très différente de celle du premier Dirty Dancing. En effet, la musique cubaine et les pas de danse sont beaucoup plus sensuels, sauvages et contribuent au caractère beaucoup plus mature au film. Aussi, il est bien possible que Guy Ferland ait réussi à toucher un public plus large grâce à cette pointe historique qui rend le film si unique.

Les deux acteurs principaux Diego Luna et Romola Garai, assez peu connus du public, sont tous les deux excellents et leur alchimie tant dans les dialogues que dans les danses est évidente. Aussi, ils portent tous deux le film et sont très charismatiques même si en tant que représentante de la gente féminine, il faut bien avouer que ma préférence va à Diego Luna. Son accent et son côté mauvais garçon apporte à son personnage une plus-value. Cependant, l’élément qui est pour moi le moteur de cette production cinématographique est la musique. Une histoire d’amour interdite sur un fond de musiques latinos, le tout sous le soleil cubain, ce film nous transporte et nous éloigne de l’image sage du premier Dirty Dancing.

Dirty Dancing 2 est, selon moi, bien trop méconnu du grand public et mérite d’être découvert. Il permet au spectateur de se détendre devant une romance tout en abordant subtilement le thème de la révolution de Cuba. Aussi, je le conseille, tout comme le premier Dirty Dancing aux habitués des comédies romantiques mais également aux amoureux de l’univers brûlant des rythmes latinos et du soleil cubain.

 

Claire TABORET