Bright

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(David Ayer, 2017)

« Dans un monde contemporain alternatif, humains, orcs, elfes et fées coexistent depuis le début des temps. Défiant les genres, Bright est un film d’action qui suit deux policiers issus de milieux différents, Ward et Jakoby. Confrontés aux ténèbres lors d’une patrouille nocturne de routine, ils voient leur avenir et leur monde se métamorphoser à jamais. » Ce synopsis nous promet un film d’action dans lequel humains, orcs et elfes se font la « guerre » à cause d’une histoire commune passée, et en regardant ce film c’est plus ou moins ce que l’on a. En effet, au début du film on découvre Daryl Ward, interprété par Will Smith, un policier humain contraint de faire équipe avec le seul orc policier, Nick Jakoby, joué par Joel Edgerton. Ce duo inattendu va devoir faire face, tout au long du film, à une menace qui les dépasse, des elfes bien trop puissants. Dans un monde où le conflit entre les races prend une place importante, ces deux policiers vont devoir se soutenir et s’entraider  pour vaincre cette terrible menace.

Ce film, qui s’inspire du Seigneur des Anneaux pour tout ce qui concerne les races et les conflits, notamment avec la soit disant guerre qui a entrainé une mise à l’écart des orcs comme celle du Seigneur des Anneaux, aurait pu être réussi. Cependant, l’intrigue du film met tellement de temps à se mettre en place que l’on décroche très rapidement de ce dernier. En effet, pendant les trente premières minutes du film on ne comprend pas trop où est-ce que le réalisateur veut en venir, et cela continue malheureusement pendant tout le reste du temps. Le scénario donne l’impression d’avoir été bâclé, sans réels intérêts voir insipide, ce qui est dommage, l’histoire aurait pu être prometteuse, mais plus les minutes du film passent et plus notre ennui grandi, ce qui n’est jamais bon signe pour un film dit « d’action ». En effet, l’univers fantastique qui regroupe des orcs, des elfes et même des humains a déjà fait ses preuves, il passionne, il fascine, à condition qu’il soit bien travaillé, ce qui n’est pas le cas de Bright. De plus, les dialogues semblent avoir été « travaillés » pour donner une touche d’humour si caractéristique des films d’actions américains, du style « c’est drôle ce que je dis mais ce n’est pas fait pour l’être », pourtant on ne peut pas apprécier ces répliques tant le film est décevant.

Décevant ! C’est le mot qui nous vient à l’esprit lorsque l’on regarde ce film pour la première fois. Au-delà du scénario médiocre et sans saveur, le jeu d’acteur aussi laisse à désirer, tout comme les costumes d’ailleurs. Will Smith dans son rôle de Daryl Ward essaye tant bien que mal  de faire bonne figure, cependant on se pose réellement la question de la raison de sa présence dans ce film, lui qui nous a habitué à beaucoup mieux. Quant à Joel Edgerton, on a presque de la peine en le voyant essayer de réaliser une performance convenable, surtout avec un scénario sans profondeur ni dans la réalisation, ni dans les scènes qui s’enchainent sans véritable logique. Pour les autres acteurs, ils jouent comme ils peuvent, mais sans forcément atteindre un jeu d’acteur suffisant pour sauver un minimum  le navet qui fait office de film.

Pour terminer, il y aurait bien d’autres éléments sur lesquels on aurait à redire, notamment nos questions qui restent sans réponses. Car oui, les personnages amènent des points qui pourraient être intéressants à développer mais comme tout bon navet qui se respecte ils ne vont pas au bout des choses, ce qui nous perd un peu plus dans les méandres du mauvais scénario. On savait très bien que Netflix, qui a proposé Bright en décembre 2017, est davantage doué dans la proposition de séries que de films, mais au point de proposer ce genre de film on l’ignorait… Une déception de plus.

Nina MARTHE-ROSE