Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur

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(Guy Ritchie, 2017)

 

Excalibur, Merlin, la Dame du Lac, Perceval, Arthur… Tout le monde a déjà entendu ces noms que ça soit dans les légendes arthuriennes ou dans la très drôle série française Kaamelott. Cette fois-ci, c’est Guy Ritchie qui revient avec Le Roi Arthur: La Légende d’Excalibur, sorti en novembre 2017, une toute nouvelle interprétation de ces personnages mythiques.

Après qu’Uther Pendragon soit assassiné par son frère Vortigen, le jeune Arthur, fils d’Uther, est obligé de fuir. Il trouve refuge dans les  faubourgs de Londinium où il est élevé par des prostituées. Des années plus tard, il s’empare d’Excalibur et décide alors d’entrer dans la résistance pour tenter d’éliminer l’assassin de son père.

Effectivement, rien de très original concernant la trame principale du film entre rivalité, vengeance, prophétie et soif de pouvoir. Pourtant, ce qui va fonctionner est cette touche moderne que Guy Ritchie sait insérer dans ses histoires. Les codes sont cassés : pas de chevaliers à la longue chevelure, pas de Saint Graal, pas de veuves et d’orphelins à secourir… Le réalisateur plonge ses spectateurs dans une ambiance particulière qui se trouve entre le heroic-fantasy et le film d’action. Les genres sont revisités, décomplexés. On sent les inspirations nombreuses dans ce film, que ça soit dans les jeux vidéo, le Seigneur des Anneaux  ou encore les précédents longs-métrages du réalisateur.  Cependant, le spectateur peut se perdre facilement dans cet univers haut en couleur, entre les dialogues très rapides qui donnent une dimension comique au film, le mouvement constant de la caméra et les effets poussés. Le spectateur ne trouve pas le temps de respirer. Ce risque pris par Guy Ritchie peut être tout aussi bien la force que la faiblesse du film. On peut avoir l’impression que le réalisateur essaie de combler la simplicité du scénario par des effets visuels à outrance.

Les personnages sont eux aussi totalement revisités. Arthur est une fripouille des rues qui pour survivre arnaque, s’arrange avec certains groupes et corrompt certaines personnes. On reconnaît bien là la signature du réalisateur qui aime transformer ses personnages en gangsters et autres racailles.

Le Roi Arthur: La Légende d’Excalibur offre aux spectateurs un casting plutôt intéressant avec Charlie Hunnam (Arthur), Jude Law (Vortigen), Eric Bana (Uther), Aiden Gillen (alias Littlefinger dans Game of Thrones) ou encore David Beckham qui se permet un petit caméo.

Pour finir, concernant la bande son, on est loin des violons et autres instruments à cordes que l’on entend généralement dans les films d’heroic-fantasy. En effet, Daniel Pemberton, le compositeur, s’est lui aussi amusé à mélanger les styles. C’est une musique moderne et épique, soulignée d’une dimension médiévale qui vient accompagner la plupart des scènes d’actions.

Quel bilan peut- on alors tirer du Roi Arthur: La Légende d’Excalibur ?

C’est un film qui divise mais qui reste tout de même en mémoire. Certains vont adorer les décisions prises par Guy Ritchie en matière de réalisation, d’autres vont trouver ce film trop brouillon, avec un manque certain de cohérence dans l’univers proposé. 

 

 

Olivia BARTHES