Les animaux fantastiques

Posted by in Films

 

(David Yates, 2016)

 

Après les aventures d’Harry Potter, JK Rowling nous fait découvrir un nouveau pan de l’univers des sorciers : les Etats-Unis. Là-bas, tout est différent, les moldus sont appelés les non-maj, les animaux magiques sont interdits… C’est donc à New York que l’on fait la connaissance d’un nouveau héros et de sa valise qui héberge d’étranges créatures. Vous vous souvenez peut-être de Norbert, le dragon de Hagrid dans le volet 1 des aventures de Harry ? Eh bien son nom lui vient de notre nouveau héros : Norbert Dragonneau. Aidé par un non-maj et par une ex-aurore, il va tenter de retrouver les animaux qui se sont échappés de sa valise tout en faisant face à une menace bien plus sombre qui pèse sur la ville…

Ce nouveau film sur le monde des sorciers reprend de nombreux codes utilisés lors de la réalisation de tous les Harry Potter. Tout d’abord, des animaux fantastiques mis en scène grâce à d’époustouflants effets spéciaux, mais aussi la présence d’un héros dont la maladresse ne fait qu’accroître le charisme. Enfin, comment ne pas parler de la musique ? Ce film nous dévoile un nouvel arrangement d’une musique que l’on ne connaît que trop bien, une musique emblématique dont on ne se lasse pas et qu’aucun bon cinéphile ne peut méconnaître.

D’ailleurs, on sent que le réalisateur prend plaisir à faire de subtiles références à la saga culte comme l’évocation du personnage de Grindelwald (dont on avait entendu parler dans le septième volet d’Harry Potter) ou bien celle, plus évidente, du directeur de Poudlard : Albus Dumbledore. Bien évidemment, je laisse au spectateur et adepte du monde des sorciers le soin de dénicher dans ce film les nombreux autres clins d’œil et allusions qui s’y sont glissés.

Pourtant, malgré de nombreuses références et ressemblances, Les animaux fantastiques se distingue des Harry Potter sur plusieurs points. En effet, ici, c’est un monde plus « réel » auquel Norbert est confronté, une vision peut-être plus adulte du monde des sorciers, loin des rêveries de l’école de Poudlard et des préoccupations adolescentes de la victoire lors d’un match de Quidditch. Cependant, on s’éloigne de la noirceur des derniers Harry Potter pour retrouver ici un film plus lumineux et amusant en partie grâce à la présentation de ces animaux si spéciaux et magiques.

Ce film est porté par la performance des acteurs dont les visages nous semblent familiers comme Colin Farell ou Eddie Redmayne ou encore Ezra Miller et d’autres qui incarnent une belle découverte comme Dan Fogler et Katherine Waterson. Il s’agit d’une aventure à vivre quel que soit votre âge ou votre degré d’implication dans les précédentes histoires inventées par JK Rowling. Ce film, qui lance la nouvelle saga magique du monde des sorciers, est ainsi une belle promesse pour la sortie en salle de la suite avec Les crimes de Grindelwald l’année prochaine.

Claire TABORET