Top 7 – Films autobiographiques

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1. Les nuits fauves (Cyril Collard, 1992)

Avec Cyril Collard, Jacques Fieschi

Face à la menace de la mort, un jeune homme trentenaire séropositif et bisexuel mène une vie mouvementée bien éloignée des bonnes mœurs. Il rencontre une jeune fille de 17 ans qui pense naïvement pouvoir le préserver des dangers de la séropositivité grâce à la force de son amour. Les Nuits Fauves retrace la vie de Cyril Collard, l’histoire vraie d’une vie de rencontres, d’expériences et de découvertes, la vie d’un condamné prêt à tout pour profiter de chaque instant qu’il lui reste.

2. Persepolis (Marjane Satrapi & Vincent Paronnaud, 2007)

Persepolis, adapté de sa propre BD, est un film animé en noir et blanc, raconte l’histoire de l’Iranienne Marjane. A travers ses yeux, le spectateur vit les bouleversements de sa patrie. Alors que la guerre approche et que les répressions dans le pays vont bon train, elle est envoyée en Autriche pour sa sécurité où elle y vit les tourments de l’adolescence avant de retourner chez ses parents. Persepolis, c’est un film poignant avec de l’humour de par la personnalité de Marjane mais c’est aussi un film pour mieux comprendre l’histoire de l’Iran et les réflexions de l’héroïne face à la révolution, à la religion, à la politique mais aussi à son statut d’étrangère…

3. Patients (Grand Corps Malade et Medhi Idir, 2017)

Avec Pablo Pauly, Soufiane Guerrab

Patients est l’adaptation du roman autobiographique éponyme de Grand Corps Malade. Ben est devenu tétraplégique incomplet, à la suite d’un accident dans une piscine. C’est au centre de rééducation qu’il va faire la rencontre d’autres patients, victimes d’accidents eux aussi. Le film trouve son juste milieu entre légèreté et sérieux, dérision et drame, renonciation et patience, pour que ne retiennent les spectateurs que l’élan de vie.

4. La mauvaise éducation (Pedro Almodóvar, 2004)

Avec Gael Garcia Bernal, Fele Martinez

La mauvaise éducation retrace l’histoire de deux garçons, Ignacio et Enrique, qui découvrent l'amour, le cinéma et la peur dans une école religieuse au début des années soixante. Le père Manolo, directeur de l'institution et professeur de littérature, est témoin et acteur de ces premières découvertes. Les trois personnages se reverront deux autres fois, à la fin des années 70 et en 1980. Cette deuxième rencontre marquera la vie et la mort de l'un d'entre eux.

Ce drame/thriller espagnol a été nommé meilleur film de l'Union Européenne aux Césars et meilleur film non anglophone aux BAFTA Awards en 2005. Il a aussi été présenté hors compétition, en ouverture du Festival de Cannes de 2004, premier film espagnol à avoir cet honneur.

5. Mean Streets (Martin Scorsese, 1973)

Avec Harvey Keitel, Robert De Niro

1973, New-York, les quartiers sicilo-américains. Martin Scorsese nous emmène dans les sombres quartiers de sa jeunesse pour y dépeindre un quotidien, un milieu où le crime règne.

Johnny Boy (Robert De Niro) : un jeune garçon désinvolte qui se moque des règles imposées par la communauté, et Charlie (Harvey Keitel) : gangster torturé par sa conscience qui fréquente l’Eglise afin d’obtenir pénitence, côtoient tous deux les mafiosi de leur quartier en quête de devenir à leur tour des grands. Cinq malfrats, un code d’honneur, des règlements de compte sur fond de musique rock, ce film fondateur pour Scorsese trace avec justesse l’itinéraire poignant d’un groupe de gangsters dans la petite Italie new yorkaise.

6. Les garçons et Guillaume, à table ! (Guillaume Gallienne, 2013)

Avec : Guillaume Gallienne, André Macron, Françoise Fabian…

Cette autobiographie, tirée de la pièce du même nom, retrace une partie de la vie de Guillaume Gallienne, ou plutôt la quête de son identité. Tout au long de sa vie, et donc du film, on le suit dans ses aventures pouvant parfois être loufoques ou touchantes mais toujours très drôles tout en gardant une certaine forme de légèreté. Guillaume Gallienne, dans son film, interprète à la perfection son propre rôle mais aussi celui de sa mère, ce qui prouve à quel point ce personnage, sociétaire de la Comédie Française, est talentueux, pour preuve les nombreux Oscars qu’il a reçu grâce à ce film.

7. Les quatre cents coups (François Truffaut,1959)

Avec Jean-Pierre Léaud, Claire Maurier

Le long métrage qui a fait connaitre François Truffaut ainsi que le mouvement de la Nouvelle vague. On y suit les aventures d’Antoine, un jeune adolescent turbulent qui se cherche encore. Mal à l’aise dans une société qui oppresse son désir de liberté, Antoine multiplie les bêtises et les maladresses sans jamais perdre notre affection. Le contraste entre ses fugues, ses vols, ses mensonges et une absence de mauvaise volonté, suffit à nous captiver pendant les quatre-vingt-dix minutes du film.

Grand prix de la mise en scène à Cannes en 1959, Les quatre cents coups nous embarque dans une quête de l’identité intrigante et riche en émotion.