To the Bone

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(Marti Noxon, 2017)

L’anorexie, un sujet sensible dont la réalisatrice Marti Noxon a voulu traiter dans son premier film sorti en 2017. To the Bone ou encore Jusqu’à l’os de son nom québécois raconte l’histoire d’une adolescente  tombée dans l’anorexie depuis un événement de sa vie qui l’a profondément marqué. Comme toute personne souffrant de la maladie qu’est l’anorexie elle ne pense pas être malade, elle refuse même l’aide de sa tante chez qui elle habite. Cependant, sa tante va réussir à lui faire changer d’avis. Ellen, la jeune adolescente jouée par Lily Colins, va donc rencontrer le docteur W.Beckham (Keanu Reves), connu pour ses méthodes plutôt particulières. En effet, ce docteur n’est pas tendre avec ses patients, il leur dit la vérité sur ce qu’ils sont ou encore ce qu’ils font, c’est sûrement la raison pour laquelle il est très réputé dans son domaine.

Tout au long du film on accompagne Ellen dans son combat pour sa survie, cette lutte est primordiale tant elle est affaiblie mentalement mais surtout physiquement. La réalisatrice nous montre les bas fonds d’une maladie devenue dans certains milieux une « norme », on pense par exemple au mannequinat, et qui touche davantage les jeunes femmes de 17 à 22 ans. Lorsqu’Ellen intègre la maison qui abrite les patients du docteur W.Beckham, on découvre de nombreuses facettes des différents troubles alimentaires, on peut voir des filles anorexiques ou encore boulimiques, toutes sont à des stades différents de leur maladie, tout comme le seul adolescent anorexique de la maison. Le choix de la réalisatrice Marti Noxon, qui est aussi la scénariste de ce film, de montrer que l’anorexie touche aussi les hommes fait office de petite piqure de rappel pour.

En plus d’être un film montrant une grande partie de la vérité sur cette maladie, To the Bone nous touche profondément tant l’histoire de la jeune Ellen est malheureusement commune. Malgré tout, Luke, le seul garçon de la maison, interprété avec brio par Alex Sharpe, apporte une touche de légèreté à ce film. Ce jeune homme va soutenir Ellen et lui redonner goût à la vie et à la nourriture bien qu’il lutte lui aussi contre ses propres démons intérieurs.

Les différentes scènes montrent l’important réalisme de ce film, tout comme le jeu des acteurs, qui sans trop surjouer arrive à nous transmettre l’essentiel du message, de l’histoire. Bien que l’anorexie soit un thème assez compliqué à aborder, la réalisatrice réussi à garder une certaine poésie dans son film, un message d’espoir qui doit être relayé tant il est important.

 

Nina MARTHE-ROSE