Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête

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(Tim Burton, 1999)

Suite à une série de meurtres tous plus mystérieux les uns que les autres, Ichabod Crane, incarné par Johnny Depp, est envoyé à Sleepy Hollow pour étudier les corps des défunts. Tous ont été décapités, quant aux têtes, elles auraient été emportées par, selon les dires des villageois, « Le Cavalier sans tête ». Pour Crane, homme de science, l’assassin ne peut être cet esprit qui hante et terrorise le village entier. Accompagné du jeune Masbath fils d’une des victimes, et de Katrina Van Tassel, interprétée par Christina Ricci, l’inspecteur va mener son enquête.

En 1h45 de film, Tim Burton nous plonge au cœur d’une intrigue mêlant parfaitement les genres que sont l’horreur et la comédie. L’on reconnait sans peine l’univers unique du réalisateur à travers lequel il a su mettre en scène la nouvelle de l’auteur Washington Irving. Il ne semblait pas y avoir meilleur réalisateur que Burton pour l’adaptation cinématographique de cette histoire, publiée pour la première fois en 1820. En effet l’ambiance décrite par le texte est retranscrite avec brio. L’atmosphère sinistre et macabre est pensée dans chaque détail, du décor aux costumes.

Tim Burton parvient à basculer aisément entre le réel et le fantastique. Le succès de cette adaptation est sans aucun doute dû également au casting de qualité. On y retrouve son acteur fétiche Johnny Depp incarnant cet inspecteur antihéros, maladroit, angoissé et incroyablement pâle. On pourrait certes, reprocher ces si grandes ressemblances entre les rôles de l’artiste, mais la justesse du jeu de l’acteur plaît toujours autant et l’on ne s’en lasse pas. On notera la prestation empreinte de beauté et d’innocence, que nous livre une toute jeune Christina Ricci. Les apparitions très furtives, mais faites par des monuments du cinéma tel que Christopher Lee nous montrent encore à quel point, le souci du détail est important pour Burton.

Après avoir réalisé Mars Attacks ! en 1996, c’est avec Sleepy Hollow que Burton revient en 1999, ce qui pour les adeptes de l’univers Burtonien ne déplaît en rien. En effet, l’on retrouve l’atmosphère sombre et brumeuse présente plus que jamais dans les œuvres de ses débuts. Par ailleurs, pour beaucoup il s’agit pour le réalisateur comme pour l’acteur principal d’un des succès de leurs carrières respectives.

Sleepy Hollow est un film qui saura à la fois séduire petits et grands. Les genres sont intelligemment mélangés, le film ne bascule jamais dans la caricature et propose un divertissement caractérisé par l’originalité Burtonienne.