Top 7 – Cinéma Sud-américain

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1. La vida util (Federico Veiroj, 2010)

Avec Federico Veiroj, Jorge Jellinek, Manuel Martínez Carril, Paola Venditto

Federico Veiroj propose un court voyage d’une heure et dix minutes dans la vie du directeur d’une cinémathèque de Montevideo, Jorge. Lorsque celle ci ferme à cause de l'arrêt de ses subventions, Jorge commence alors une nouvelle vie, et l’on a plaisir à suivre, en noir et blanc, ses escales poétiques et sa redécouverte d’une autre vie, libérée.

2. La Danza de la Realidad (Alejandro Jodorowsky, 2003)

Avec Brontis Jodorowsky, Pamela Flores, Adan Jodorowsky

Après une pause de 23 ans, l’illustre réalisateur franco-chilien Alejandro Jodorowsky revient au cinéma pour une autobiographie singulière et onirique en deux parties : La Danza de la Realidad (suivi de Poesia sin fin en 2016). Il y dépeint avec cruauté et poésie l’enfance tourmentée qui fût la sienne, celle d’un petit garçon juif exilé en pays fasciste, traumatisé par les injonctions virilisantes d’un père autoritaire.

 

3. El secreto de sus ojos (Juan José Campanella, 2009)

Avec Ricardo Darin, Soledad Villamil, Pablo Rago

Récompensé par l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2010, ce film argentin a été très bien reçu par le public tant pour sa trame que pour le message que Juan José Campanella veut faire passer. A travers l’histoire touchante du retraité Benjamìn Espòsito, ex commissaire de police, qui revient sur une de ses enquêtes avec l’aide d’Irene (sa supérieure dont il était éperdument amoureux), Campanella tente de dénoncer la dictature militaire meurtrière des années 1970.

 

 

4. Le Sel de la Terre (Juliano Ribeiro Salgado, Wim Wenders, 2014)

Avec Sebastião Salgado

Photographe brésilien autodidacte, Sebastião Salgado révèle à travers ses clichés en noir et blanc le quotidien de ceux que l’on représente peu, des travailleurs des mines d’or du Brésil aux peuples indigènes d’Amazonie. Dans ce documentaire alternant témoignages et photographies, le fils du photographe et le réalisateur allemand Wim Wenders rendent hommage à ce travail saisissant d’humanisme et de beauté.

5. No (Pablo Larraìn, 2012)

Avec Gael García Bernal et Alfredo Castro

En 1988, le dictateur chilien Auguste Pinochet se voit contraint par ses citoyens d’organiser un référendum sur la légitimité de sa présence à la tête du pouvoir. Sa campagne médiatique est sur le point d’être lancée, lorsque des opposants au dictateur décident de contre-attaquer par leur propre campagne incitant les Chiliens, à voter en faveur du « no ». Pour mener cette campagne les opposants font appel au publicitaire René Saavedra, interprété par Gael García Bernal.  Ce film de Pablo Larraín sorti en 2012, relate une période difficile pour le Chili et ce encore aujourd’hui. Pablo  Larraín  nous compte l’histoire de cet évènement qui deviendra décisif pour le futur du Chili, et dont on retiendra ce chant porteur d’espoir pour tout un peuple : «  Chile, la alegría ya viene »

6. Tambien la Lluvia (Iciar Bollain, 2011)

Avec Gael Garcia Bernal, Luis Tosar, Carlos Aduviri

Sebastian et Costa, respectivement réalisateur et producteur, décident de tourner un film en Bolivie. Mais tout ne se passe pas comme prévu… Il se retrouvent malgré eux aux côtés des populations boliviennes dans une lutte contre le pouvoir en place. Un rythme trépidant, des décors spectaculaires, d’excellents acteurs et une histoire qui, malgré son manque d’originalité, permet de mettre en relation le tournage du film et les coulisses de ce même film. Une réalisation réussie.

 

7. La historia oficial (Luis Puenzo, 1985)

 Avec Norma Aleandro, Héctor Alterio, Hugo Arana…

La historia oficial, L’histoire officielle de son nom français est un film argentin de Luis Puenzo. Sous fond de « guerre sale » (répression de l’Etat en Amérique-Latine durant les années 60,70 et 80), Alicia Marnet Ibañez (Norma Aleandro), ce professeur d’histoire en Argentine commence à se poser des questions sur les origines de la petite fille qu’elle et son mari ont adopté quelques années plus tôt. En effet, les journaux commencent à révéler peu à peu la véritable histoire des « desaparecidos », ces personnes victimes d’enlèvements forcées. Ce drame argentin, touchant et poignant à la fois, nous entraîne dans l’Argentine des années 80, où dictature et disparus politiques se côtoient et où la vérité est sur le point d’éclater grâce à la population qui réclame des réponses.