Top 7 : Films de Guerre

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1. Apocalypse Now (Francis Ford Coppola, 1979)

Avec Marlon Brando, Martin Sheen, Robert Duvail

Apocalypse Now dépeint les atrocités de la guerre du Viêt-Nam à travers les yeux du capitaine Benjamin Willard. Une expédition qui nous semble irréelle, un contraste significatif entre le personnage principal et les scènes complètement folles qu’il va rencontrer, tout est mis en œuvre pour exprimer le traumatisme engendré par cette guerre et en particulier le traumatisme américain. Un film de légende.

 

2. Incendies(Denis Villeneuve, 2010)

Avec Lubna Azabal, Mélissa Désormeaux-Poulin, Maxim Gaudette

Adapté de la pièce de Wajdi Mouawad, Incendies propose une histoire aussi dure que celle d’Oedipe, dans un film à énigmes où l’on reconstitue peu à peu la trajectoire d’une mère issue d’une famille chrétienne du Moyen-Orient, qui a eu un enfant-avec un homme musulman -qu’on lui arracha. Denis Villeneuve y décrit de façon vibrante les horreurs des guerres saintes d’aujourd’hui.

 

3. Le vent se lève (Hayao Miyazaki, 2014)

Dernier film du réalisateur à succès Hayao Miyazaki, Le vent se lève évoque des thèmes chers au cinéaste : la guerre, le dépassement de soi, la course au progrès et ses effets destructeurs sur l’environnement. Biographie libre et  poétique de l’ingénieur italien Giovanni Caproni, ce film d’animation d’une rare délicatesse saura émouvoir petits et grands.

 

4. Ran (Akira Kurosawa, 1985)

Avec Tatsuya Nakadai

Transposition d’une beauté transcendante du Roi Lear de Shakespeare dans le Japon féodal, Ran est l’une des œuvres les plus grandioses du génial Akira Kurosawa. Le maître japonais dépeint ici avec majesté une guerre fratricide et sanguinaire dont aucun protagoniste ne sortira vivant. Une œuvre idéale pour pénétrer l’univers de ce réalisateur de talent.

 

5. La Grande Vadrouille (Gérard Oury, 1966)

Avec Louis de Funès, Bourvil, Terry-Thomas

Durant la Seconde Guerre mondiale, un avion anglais assailli par les  Allemands, menace de s’écraser en plein Paris. Ses passagers, trois hommes de l’armée britannique, sautent en parachute et se retrouvent éparpillés dans la capitale. Deux Français, l’un chef d’orchestre et l’autre peintre en bâtiment vont alors se charger d’accompagner les Britanniques en zone libre.  La Grande Vadrouille aujourd’hui considéré comme un des classiques du cinéma français, traite de la guerre mais tout en y introduisant l’humour, point fort du célèbre duo Bourvil et De Funès. On ne saurait compter le nombre de répliques cultes provenant de ce film allant de « Tea for two » à « Mon vélo, mes chaussures… et puis quoi maintenant ? ».  Un scénario sur fond de guerre mais non sans humour.

 

6. Docteur Folamour (Stanley Kubrick, 1964)

Avec : Peter Sellers, George C. Scott, Sterling Hayden

Dans cette comédie noire, mais tout aussi drôle, du célèbre Stanley Kubrick on peut voir le général Jack Ripper (Sterling Hayden) lancer un bombardier B-52 sur les Russes en pensant que ces-derniers ont empoisonné l’eau potable des États-Unis. S’ensuit tout un stratagème avec différents personnages (notamment les 3 personnages joués avec brio par Peter Sellers) pour rétablir la situation, tout cela sous fond de Guerre Froide. Cette satire nous montre l’absurdité de la Guerre Froide mais aussi l’incompétence des politiciens face à l’arme nucléaire tout en nous faisant rire.

7. La vie est belle (Roberto Benigni, 1997)

Avec Roberto Benigni, Horst Buchholz, Marisa Paredes.

1938 : Guido, sa femme et son fils sont déportés en camp de concentration. Guido va se donner corps et âme pour que son fils pense que leur déportation n’est qu’un jeu de survie, et qui plus est, avec une récompense à la clé : un char, un vrai. Le spectateur est plongé entre des scènes poignantes, de l’amour d’un père envers son fils, et la “toile de fond” (celle du camp) qui ne s’absoud jamais, malgré les scènes comiques. Le rire et la légèreté ne sont pas suffisants pour opacifier toute l’atrocité, bien au contraire, elle semble gagner toute son acuité. Elle nous apparaît plus intense, plus lancinante. Quand il n’y a plus que quoi rire, il ne reste que les pleurs. Et le réalisateur nous en donne avec brio.