TOP 7 – Films récents en noir et blanc

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1. La liste de Schindler (Steven Spielberg, 1993)

Avec : Liam Neeson, Ben Kingsley, Ralph Fiennes

Un classique ? que dis-je un chef d’œuvre ! La liste de Schindler est le récit de la véritable histoire d’Oskar Schindler, joué avec une extrême justesse par le grand Liam Neeson, un industriel allemand qui a permis à de nombreux juifs de vivre à l’heure de la Shoah durant le Guerre de 39-45. Steven Spielberg signe là l’une de ses plus belles réussites (pour ne pas dire LA plus belle), bien que ce film aborde l’un des sujets les plus sensibles de notre histoire. Emouvant, touchant, bouleversant, marquant, poignant, autant d’adjectifs pour qualifier ce film qui mérite amplement qu’on lui accorde 195 minutes de notre vie !

2. La Haine (Mathieu Kassovitz, 1995)

Avec : Vincent Cassel, Hubert Koundé, Saïd Taghmaoui

« L’important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage » phrase aujourd’hui encore célèbre et tirée du succès cinématographique La Haine. Le scénario retrace une journée, mais pas n’importe laquelle pour ces trois jeunes amis de la cité des Muguets.  Au lendemain du passage à tabac de leur ami Abdel par les forces policières, Vinz animé par l’esprit de vengeance, décide de commettre l’irréparable malgré les tentatives d’apaisement de son ami Hubert. La Haine se positionne en tant que film engagé, qui plus est inspiré de faits réels. Réalisé par Mathieu Kassovitz en 1995, La Haine s’inscrit dans les classiques du cinéma français qu’il s’agisse du scénario, du style noir et blanc ou bien encore des répliques fortes que l’on retient encore aujourd’hui.

 

3. Dead man (Jim Jarmusch, 1996)

Avec : Johnny Depp, Gary Farmer, Lance Henriksen

Film américain sorti en janvier 1996, Dead Man est une réinvention hollywoodienne du western. L’action se déroule en Amérique du Nord lors de la conquête de l’ouest (et c’est ce qui fait l’essence de ce genre cinématographique) : le protagoniste, William Blake découvre l’univers du far west en pensant pourvoir à un poste de comptable, qui va en réalité l’amener vers un voyage mystique avec un Indien dans ce monde sauvage. Jim Jarmusch, le réalisateur, s’amuse avec le style épique, les situations cocasses, le noir et blanc et parvient à créer une atmosphère captivante en partie grâce à la musique incandescente de Neil Young qui colle parfaitement avec le film dramatique qu’il est, au-delà d’un western intriguant. A voir.

4. Frankenweevie (Tim Burton, 2012)

Avec Charlie Tahan, Winona Ryder, Martin Landau

Que feriez-vous si vous perdiez un être cher ? Si ce dernier perdait la vie sous vos yeux ? Le jeune Victor, lui, décide de ressusciter son meilleur et unique ami, son chien Sparky. Cette expérience censée demeurer secrète se propage à tous ses camarades de classe et, les ennuis commencent. Les graphiques des dessins animés de Tim Burton sont une fois de plus semblables à des squelettes et ce côté sombre est accentué par l’absence de couleurs. Un joli film sur l’amitié inconditionnelle à découvrir.

5. Polytechnique (Denis Villeneuve, 2009)

Avec Maxim Gaudette, Karine Vanasse

Inénarrable. Inconcevable. Insupportable. Ignominieux. Autant de qualificatifs d’une pauvreté inouïe face à l’horreur mise en scène par Denis Villeneuve dans ce film hommage au massacre de 1989 à l’école Polytechnique de Montréal. Un jeune homme plus que désorienté était rentré un jour de décembre dans cette école et tuait ainsi quatorze femmes. Le réalisateur canadien a décidé vingt ans plus tard d’inscrire dans la mémoire collective cet événement tragique à l'aide d’un film coup de poing. Magistral.

6. Le Ruban Blanc (Michael Haneke, 2009)

Avec : Susanne Lothar, Ulrich Tukur

Récompensé par la Palme d’or au Festival de Cannes en 2009, ce film suit une série de phénomènes étranges dans un petit village allemand à la veille de la Première Guerre Mondiale. La voix off, qui n’est autre que celle de l’instituteur du village, raconte le déroulement des évènements dans une ambiance pesante et austère. Film glaçant par la capacité qu’il a à faire ressentir la violence faite aux enfants du village par le pasteur sans jamais vraiment la montrer à l’écran, il n’en demeure pas moins un bijou du cinéma allemand.

7. The Artist (Michel Hazanavicius, 2011)

Avec : Jean Dujardin, Bérénice Bejo

George Valentin – Jean Dujardin – est une grande star du cinéma muet. Adulé et adoré par les spectateurs, il est acclamé pour chacun de ses rôles. Cependant, il se trouve confronté à l’arrivée des films parlants dans la fin des années 1920. Peppy Miller – Bérénice Béjo – est une jeune actrice talentueuse en pleine ascension qui se hisse peu à peu au sein du gratin hollywoodien tandis que la descente de Georges Valentin se fait rude et le fait sombrer dans la dépression. The Artist montre le déclin du cinéma muet face au cinéma parlant dans un film mêlant comédie, romance et drame. Signé Michel Hazanavicius, ce film touchant est devenu un incontournable des films récents en noir et blanc.