Un Tramway nommé désir

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(Elia Kazan, 1952)

 

« STELLA !!! » : le cri de Marlon Brando, alias Stanley, raisonne encore longtemps après la fin du film. Dans cette apostrophe désespérée réside toute l’intensité du film portée à son apogée.

Stella et Marlon sont un couple marié à la relation volcanique mais heureuse. Quand Blanche, la sœur de Stella, vient s’installer chez eux pour quelques temps tout se complique. Stanley, ouvrier polonais, n’apprécie pas les manières bourgeoises de sa belle-sœur. Et quand elle commence à fréquenter son meilleur ami, il ne peut s’empêcher de fouiller son passé.

Le scénario de ce film en noir et blanc est directement adapté de la pièce de théâtre du même nom, écrite par Tennessee Williams en 1947 et qui remportera le prix Pulitzer en 1948. Le passage à l’écran permet un remarquable jeu de luminosité qui devient partie intégrante du récit, tout en conservant le nombre de décor limité d’une pièce de théâtre. Mais au-delà d’une réalisation très poétique c’est le jeu d’acteur qui est à souligner ici.

On découvre le jeune Marlon Brando, dans son premier grand rôle. Il n’est alors pas encore vraiment un acteur et c’est ce qui rend son interprétation si juste. Il ne joue pas Stanley il est Stanley. Pour moi il s’agit de sa prestation la plus intense, plus encore que dans Un dernier Tango à Paris.

On retrouve également la star Hollywoodienne Vivien Leigh, plus connue pour son rôle de Scarlett dans Autant en emporte le vent. Elle interprète Blanche une jeune femme romantique qu’une vie tragique a rendu folle. Ce rôle lui vaudra l’oscar de la meilleure actrice.

 

Par Julie Garcia