Top 7 Cinéma Espagnol

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1. La Piel Que Habito (Almodovar, 2011)

Avec Antonio Banderas, Elena Anaya

La piel que habito (« la peau que j’habite ») est l’un des derniers films du célèbre réalisateur Pedro Almodovar. Adapté du roman Mygale de Thierry Jonquet, on y retrouve un chirurgien esthétique (Antonio Banderas) prêt à tout pour se venger de l’agresseur sexuel de sa fille. Tous les codes du cinéma d’Almodovar sont réunis dans cette histoire de docteur Frankenstein des temps modernes : photographie contrastée, bande-son percutante, jeu d’acteur théâtral et sujet subversif. Un film fascinant d’un des cinéastes les plus talentueux et prolifiques du cinéma espagnol.

2. Blancianieves, (Pablo Berger, 2012)

Avec Maribel Verdu, Macarena Garcia

Ce film revisite Blanche-Neige d’une façon audacieuse et exaltante. En noir et blanc et muet, cette version revitalise le récit et la forme du film originel, qui n’est pas sans rappeler le film The Artist. L’héritage espagnol de l'oeuvre apporte des connotations modernes qui fait de ce film une des meilleures surprises de l’année 2012.  

3. El Angel Exterminador, (Luis Buñuel, 1962)

Avec Silvia Pinal, Jacqueline Andere

En 1962, Buñuel arrive à la fin de sa période mexicaine après sa fuite du régime de Franco dans les années 30 et réalise son avant dernier film au Mexique, El Angel Exterminador. Comme l’ensemble de ses films tournés au Mexique, il arrive avec des moyens dérisoires à explorer la nature humaine. On retrouve cette fois ci plusieurs membres de la haute bourgeoisie, conviés à un dîner et qui n’arrive pas, pour une raison inexpliquée, à quitter le salon de la demeure à la fin de la soirée. Tout l’intérêt de Buñuel ici était de présenter un groupe de personnes qui se retrouvent bloqués ensemble et de voir comment ils allaient interagir les uns avec les autres, un travail brillant.

4. Le Labyrinthe de Pan, (Guillermo Del Toro, 2006)

Avec Ivana Baquero, Doug Jones

Tous ceux qui ont vu ce film en cours d’espagnol se rappelleront de Pan et de ses yeux dans la paume de ses mains… Ce film présente la guerre civile espagnole à travers les yeux d’une enfant dont la mère s’est remariée avec un capitaine de Franco. La jeune fille se réfugie dans un monde imaginaire, mais cet univers est tout entier pénétré par l’horreur de la réalité. Tant et si bien qu’on ne sait plus ce qui est le plus effrayant de la guerre ou de cette fantasmagorie…

5. Volver, (Pedro Almodovar, 2006)

Avec Penelope Cruz, Carmen Maura

Volver a su se faire une place parmi les grands films du cinéma espagnol. Ici, c’est une immersion dans la classe ouvrière espagnole. Loin d’être gai, le film met en scène un drame social puissant dont on ne sort pas indemne. C’est une plongée dans une Espagne méconnue. Pedro Almodovar nous livre une intrigue complexe et dresse un portrait de femmes fortes, piliers d’une famille au passé lourd parsemé de secrets. Les actrices principales délivrent une prestation époustouflante, d’ailleurs, elles ont reçu le prix d’interprétation féminine à Cannes. Volver nous marque et est devenu une référence du genre. À voir absolument !

6. [REC], (Jaume Balaguero et Paco Plaza, 2007)

Avec Manuel Velasco, Pablo Rosso

S’il y a bien une chose pour laquelle ces deux réalisateurs espagnols sont connus, c’est pour leurs films d’horreur. En effet, Balaguero et Plaza ont déjà travaillé ensemble sur Darkness et Second Name, mais ont décidé de joindre leurs forces en 2007 pour réaliser l’effroyable REC. La particularité de ce film est sa perspective à la première personne qui plonge véritablement le spectateur dans l’épouvante. On constate, au passage, un certain nombre de similitudes avec le terrifiant jeu vidéo Outlast sorti en 2013.

7. Cria Cuervos, (Carlos Saura, 1976)

Avec Ana Torrent, Géraldine Chaplin

Thèmes difficiles et émotions sont ici au rendez-vous dans le chef d’œuvre de Carlos Saura. Acclamé par la critique ce film qui marqua l’année 1976 retrace la vie de la jeune Ana traumatisée par la mort de ses parents et qui suite à ces deux événements tragiques se réfugie dans un monde inventé. Considéré comme un monument du 7ème Art, inoubliable et subtil, un indispensable.