The Lost City of Z

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(James Gray, 2017)

2017 s’annonce comme une année bénie pour le 7ème Art. Les coups de cœurs s’enchainent sans se ressembler. Après la déception que fut Silence de Scorsese, l’annonce très discrète de The Lost City of Z n’engendra pas en moi une folle motivation, tant les sujets traités se ressemblent. Mais là où Silence échoue The Lost City of Z éblouit. Bien plus qu’un film d’aventure et d’exploration, le film de James Gray est un chef d’œuvre, un classique intemporel, une perle rare à ne pas rater.

Les éloges ne vont pas s’arrêter en si bon chemin, car l’histoire vraie de Percival Harrison Fawcett, explorateur de légende et héros de la Première Guerre mondiale, vous touchera et vous parlera. Le film est en effet un hymne à la vie et une leçon d’humanisme. Les portraits sont nombreux, du héros rêveur torturé par sa quête folle de gloire, au fils écrasé par le poids de l’ombre de son père et à la femme courageuse bien trop en avance pour son époque et les mentalités, tout y est. L’ouverture d’esprit est le mot d’ordre du film et offre un regard nouveau sur ces rencontres entre explorateurs et peuples les plus reculés.

Certains critiqueront l’aspect contemplatif du film ou les va-et-vient entre la forêt luxuriante et les rues poisseuses de Londres. Une erreur car le symbolisme est au cœur même du film, qui intelligemment ponctue son récit d’hommages discrets à de grandes œuvres du 7ème art, telle que Fitzcarraldo de Werner Herzog avec cette scène surréaliste d’opéra au fin fond de la jungle.

Si, comme moi, vous êtes particulièrement réceptifs aux traitements des thèmes de la filiation, du rêve et de l’obsession de l’ambition précipitez-vous dans les salles obscures pour The Lost City of Z qui passe bien trop inaperçu.

Victorien PANISSIE