Les 7 films préférés de la rédaction

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1. Midnight Express, (Alan Parker, 1978)

Avec Brad Davis, John Hurt, Irene Miracle, Randy Quaid

 Au cours de son quatrième voyage en Turquie en 1970, William Hayes est arrêté pour trafic de haschisch et restera emprisonné durant cinq longues années avant de s'échapper et de rentrer aux États-Unis. A son retour, il décide d'écrire un livre pour raconter son histoire. Alan Parker réalise quelques années plus tard une adaptation fidèle, terriblement humaine, dure. Un véritable succès critique et populaire.

2. La Grande Bellezza, (Paolo Sorrentino, 2013)

Avec Toni Servillo, Sabrina Ferilli, Carlo Verdone, Carlo Buccirosso

On sent très clairement Fellini transpirer de l’œuvre majeure de Paolo Sorrentino (avec Il Divo), empreinte d’une délicieuse ironie et qui joue avec la grandeur et la simplicité de façon désarmante. Les images sont folles, électrisantes, décadentes et la Rome que le réalisateur italien présente est à la fois immonde, putride et au-delà du sublime. Toni Servillo, qui était déjà présent pour Il Divo, signe une performance digne des plus grands dans le rôle de ce journaliste irrésistible organisateur de soirées inoubliables à son domicile surplombant le Colisée, écrivain raté, désabusé, cynique.Un monument du cinéma italien contemporain.

3. Huit et Demi, (Federico Fellini, 1963)

Avec Marcello Mastroianni, Claudia Cardinale, Anouk Aimée, Sandra Milo

Huit et demi (Otto e mezzo) est le huitième film (et demi) du réalisateur italien Federico Fellini. Œuvre fantaisiste, poétique et envoûtante portée par l’interprétation sensible de Marcello Mastroianni (La Dolce Vita, Divorce à l’italienne) et la superbe musique de Nino Rota (Le Parrain), le film suit le chemin d’un réalisateur désabusé et en mal d’inspiration qui se réfugie dans le rêve pour échapper à une réalité étouffante.

4. Brazil, (Terry Giliam, 1985)

Avec Robert De Niro, Jonathan Pryce, Kim Greist, Michael Palin

Il y a les œuvres qui marquent les spectateurs, celles qui marquent la presse et d’autres qui deviennent des classiques intemporels qui marquent l’histoire du cinéma. Brazil fait partie de cette dernière catégorie, à la fois titanesque, délirant, burlesque, anxiogène et métaphysique. Un film diffusant une vision cynique et colorée de notre monde caricaturé à son paroxysme. Foncez voir ce classique unique en son genre.

5. Faut pas Prendre les Enfants du Bon Dieu Pour des Canards Sauvages, (Michel Audiard, 1968)

Avec Françoise Rosay, Bernard Blier, Marlène Jobert

La jolie Rita aime les gangsters. Mais cette fois son amant l’a trahie et grugée de sa part. Afin d’obtenir vengeance elle rend visite à sa tante Léontine. Mais que peut une vieille dame en fauteuil roulant face à un gang de dangereux malfrats ? Après ce film vous ne regarderez plus jamais vos grands-parents de la même façon… Car les années n’ont rien enlevé à la dangereuse Léontine. Ce film est une comédie qui s’assume. Mais derrière des airs presque cabotins Audiard distille des perles d’humour qui font de ce film un chef d’œuvre !

6. Mary & Max, (Adam Elliot, 2009)

Avec Toni Collette, Philip Seymour Hoffman

Bien que le style artistique puisse rappeler Wallace et Gromit avec son animation en pâte à modeler, le ton du film est bien plus sombre. « Tourné » en noir et blanc, Mary and Max raconte une relation épistolaire entre deux personnages bien différents : d’un coté Mary, une jeune fille solitaire de 8ans vivant dans la banlieue de Melbourne en Australie ; de l’autre coté Max, un homme juif de 44ans, obèse, souffrant du syndrome d’Asperger, et vivant à New York. On constate un parallèle entre les personnages, Mary passant de l’adolescence à la vie adulte, pendant que Max glisse dans la vieillesse.  Mais cela n’empêche leur relation d’être forte et crédible. Un film qui traite de nombreux thèmes comme l’amitié et la confiance, mais aussi l’autisme, l’alcoolisme, ou l’agoraphobie.

7. Tabou, (Miguel Gomes, 2012)

Avec Ana Moreira, Teresa Madruga, Carloto Cotta, Laura Soveral

Tabou se joue en deux actes. Le premier est empreint de nostalgie et d’un certain regret pour mieux nous plonger dans le second. La seconde partie se déroule dans un pays imaginaire, quelque part en Afrique. C’est un coup de foudre entre un homme libre et une femme mariée, ils vivent leur passion en parcourant les routes pour mieux se quitter mais sans jamais s’oublier. Miguel Gomes filme cette sublime histoire d’amour avec un rare esthétisme où chaque scène est en noir et blanc. Le superbe jeu et la beauté des acteurs rendent cette œuvre, malheureusement trop méconnue, d’autant plus puissante.