Sorties Séries : Mars 2017

Posted by in Séries, Sorties Séries

Après un mois de février riche en bonnes surprises, avec notamment When We Rise et SS-GB, ce mois de mars voit le retour de deux petites bombes télévisuelles et l’apparition de jolies promesses. Encore une fois, nous vous présentons les séries que nous attendions, celles que nous recommandons, celles qui ont éveillé notre curiosité ainsi que celles qui ne nous ont pas convaincus pour le mois de mars.


Les séries que nous attendions

Snatch
(Alex de Rakoff, 2017)

16 mars

En 2000, le célèbre britannique Guy Ritchie nous servait un film de gangsters depuis devenu culte : Snatch. Librement adapté du film, la série éponyme débarquera le 16 mars sur nos écrans, nous plongeant avec ses jeunes protagonistes dans le terrible monde du crime organisé de Londres. Le casting étonnant réunira Ruppert Grint, petit rouquin d’Harry Potter, et les charmeurs Luke Pasqualino et Ed Westwick respectivement vus dans Skins et Gossip Girl. Vous pourrez retrouver cette série prometteuse sur la plateforme Crackle (qui nous avait déjà permis de découvrir les intéressants Chosen et The Art Of More). Si vous aimez la baston et l’humour anglais, cette série saura sans aucun doute vous combler au-delà de toute espérance !

13 Reasons Why
(Brian Yorkey, 2017)

31 mars

13 Reasons Why est adapté des romans éponymes de Jay Asher, qui avaient fait fureur auprès des adolescents américains. L’histoire est celle d’un jeune garçon, Clay, qui retrouve un jour devant sa porte des cassettes enregistrées par l’une de ses camarades Hannah, qui s’est donné la mort quelques semaines auparavant : elle y décrit les 13 raisons qui l’ont poussée à se suicider. Un sujet sombre pour une série haletante et prennante, produite par… la chanteuse Selena Gomez (pourquoi pas). Où retrouver cette nouvelle série ? Sur Netflix, dès le 31 mars !


Les séries que nous recommandons

The Americans
(Joe Weisberg, 2013)

8 mars

Sans pour autant être boudée par le public, et malgré de bonnes critiques, The Americans n’a fait, ne fait ou ne fera jamais le buzz. Ignorée des Emmy Awards et des Golden Globes, tout y est pourtant excellent : les acteurs, les décors, la narration ou encore la lumière. Dans les années 80, aux Etats-Unis, sous la présidence Reagan, un couple d’espions russes extrêmement bien entraînés mène une vie de famille exemplaire, comme de parfaits citoyens américains. La reconstitution est précise, crédible, excellente. Au lieu de privilégier le spectacle et les cliffhangers incessant, Joe Weisberg, ancien agent de la CIA et créateur de la série, choisit le réalisme des arcanes de l’espionnage et du contre-espionnage pour donner une crédibilité rare à la série. La grande force de cette création, c’est sa sobriété, le temps qui est pris pour raconter l’histoire de ce couple de héros qui a tout sacrifié en quittant l’URSS, pour servir leur pays. Après quatre premières saisons sans défauts, Phillip et Elisabeth sont de retour le 8 mars, et il ne faut rater cela sous aucun prétexte.

American Crime
(John Ridley, 2015)

13 mars

A l’image d’un True Detective ou d’un Fargo, American Crime est une série anthologique avec à chaque saison, une nouvelle histoire liée à la précédente uniquement par un univers ou un thème commun. John Ridley, le créateur de la série, qui a écrit le scénario de 12 Years a Slave, ne suit pas le schéma conventionnel de la série policière et au lieu de s’attarder sur le crime, s’intéresse en profondeur à chaque protagoniste de l’affaire et l’impact de ce crime sur leur vie. Dissection du racisme et des discriminations raciales dans la première saison, anatomie d’un système éducatif déliquescent et d’une lutte de classe palpable dans la seconde, le propos est social, politique et l’on attend avec impatience le sujet d’étude à venir dans la troisième saison. La dramaturgie n’est bien entendu pas laissée de côté dans ce redoutable thriller. En dépit de sa densité, et de son peu de concessions faites à la facilité narrative avec des images montrées mais pas expliquées, la série saisit le téléspectateur et ne le lâche plus qu’à la dernière seconde. De retour le 13 mars.


Les séries qui ont éveillé notre curiosité

Harlots
(Moira Buffini, 2017)

29 mars

Basée sur des histoires vraies, Harlots propose de redécouvrir l’une des activités commerciales les plus lucratives du Londres géorgien, la prostitution. Margaret Wells essaie tant bien que mal de jongler entre son rôle de mère et la gestion du bordel dont elle est propriétaire. Lorsque son entreprise est attaquée par une tenancière rivale, la mère de famille n’hésite pas à mettre en danger son entourage pour lui répondre. L’un de ses filles, qui travaille dans son établissement, excelle dans son domaine et a de ce fait acquis un certain statut, à la fois au sein de l’établissement mais également au sein de la société et tente d’améliorer son statut dans ces deux sphères. Un siècle avant le Paradis de Maison Close et sous la dynastie britannique des Georges, si Harlots est capable de s’élever au niveau de son homologue français tout en donnant vie au cadre passionnant offert par le scénario, la série qui débute le 29 mars pourrait bien être une jolie surprise de cette année.

Making History
(Julius Sharpe, 2017)

5 mars

Dan Chambers, professeur en sciences informatiques dans une petite université du Massachusetts, découvre qu’il peut voyager dans le temps et se rend fréquemment au 18ème siècle pour retrouver la femme dont il s’est épris. Cependant, ses actions dans le passé semblent avoir des répercussions sur le présent, d’autant plus que sa prétendante n’est autre que la fille de Paul Revere, héros de la révolution américaine grâce à sa fameuse « Midnight Ride ». Il ne le réalise donc pas, mais il est peut-être en train d’altérer le déroulement de cette dernière. Afin de remédier à ce problème, Dan demande de l’aide à son collègue historien, Chris Parish. Bien que le voyage dans le temps et ses conséquences sur le présent aient été largement, très largement, trop largement utilisés ces derniers temps, on pense notamment à 12 Monkeys ou Frequency, le format inhabituel pourrait permettre de découvrir une série rafraichissante, à partir du 5 mars.


Les séries qui ne nous ont pas convaincus

MARVEL’s Iron Fist
(Scott Buck, 2017)

17 mars

Netflix a récemment dévoilé le trailer de MARVEL’s Iron Fist, sa nouvelle série issue de la collaboration avec le studio MARVEL. On y découvre Daniel Rand, milliardaire disparu quelques années plus tôt et qui refait surface à New York pour reprendre le contrôle de l’entreprise familiale. Daniel Rand a disparu avec son père lors d’un voyage, et son père est décédé. Daniel Rand s’est retrouvé seul sur une île déserte pendant des années. Daniel Rand a réussi à survivre sur cette île. Daniel Rand est également devenu un surhomme sur cette île, maîtrisant parfaitement les arts martiaux. Daniel Rand est un milliardaire. Daniel Rand veut reprendre la grande entreprise familiale. Daniel rand veut combattre la corruption qui gangrène sa ville. Daniel Rand est en fait Oliver Queen, et la série devrait plutôt s’appeler MARVEL’s Arrown Fist. Au mieux, la série sera une version améliorée du navet de DC Comics. Au pire, elle en sera une copie et ce sera extrêmement douloureux pour le spectateur. Rendez-vous le 17 mars pour le découvrir.

The Catch
(Jennifer Schuur, Helen Gregory, 2017)

10 mars

La programmation d’ABC ne semble pas pouvoir échapper aux productions de Shonda Rhimes (Grey’s Anatomy, Scandal, How to Get Away With Murder), et The Catch en témoigne. Même si la productrice se contente ici, comme pour How to Get Away With Murder, de produire et ne travaille pas à l’écriture du scénario, son héroïne ressemble étrangement à toutes les aitres héroïnes nées sous son égide : bardée de responsabilités et toujours plongée dans des tribulations sans fin et sans intérêt, habile pour régler les problèmes des autres mais incapable de résoudre les siens. Alice est une enquêtrice de choc spécialisée dans les arnaques et les fraudes financières et recherche depuis plusieurs mois un maître escroc insaisissable. La veille de son mariage, son fiancé disparaît avec l’ensemble des biens du couple et elle découvre que l’escroc qu’elle chassait depuis tout ce temps vivait sous le même toit qu’elle. S’engage alors un jeu du chat et de la souris qui durera probablement indéfiniment. Si l’on parvient à supporter la mise en scène qui ne mérite pas ce nom, on peut survivre à la seconde saison qui débarque le 10 mars.