Penny Dreadful

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(John Logan, 2014)

 

Dès la première scène le ton est donné, Penny Dreadful est un série sombre et sanglante… Elle raconte l’histoire de Vanessa Ives, une jeune femme de l’Angleterre victorienne dotée de pouvoirs hypnotiques, presque magiques. Cette dernière accompagnée de Sir Malcom mène une croisade contre les monstres qui peuplent la nuit londonienne. Pour mener à bien leur mission ils recrutent Ethan, un cowboy fou de la gâchette, et Victor Frankenstein, un jeune médecin peu scrupuleux. Au fil de leurs batailles ils tentent de retrouver Mina, la fille de Sir Malcom avec laquelle Vanessa semble entretenir un lien particulier. Cette jeune fille est détenue par une bête assoiffée de sang, un vampire ! Mais au-delà de ces petits affrontements c’est l’ombre du diable lui-même qui plane sur Londres…

Vous l’aurez compris cette série reprend tous les plus grands classiques de la littérature anglaise : du Dracula de Bram Stoker, au Frankenstein de Mary Shelley, en passant par le Dorian Gray d’Oscar Wilde. Ces personnages et leurs légendes s’entremêlent autour de Miss Ives pour former une trame haletante.

Au-delà du très bon scénario, ce sont les qualités graphiques de la série qui frappent le spectateur. On peut ainsi évoquer les décors et les costumes magnifiques, qui nous replongent dans l’Angleterre Victorienne. Ici il n’est pas question de personnages édulcorés avec des joues roses et l’œil brillant. Il n’y a qu’à regarder le personnage de Vanessa pour comprendre que tout en elle est subordonné à l’action dramatique. L’éclairage joue également un grand rôle dans la création de l’univers de cette série. L’action semble comme enveloppée dans une opacité permanente, comme si la lumière (divine, source de vie) n’avait plus sa place pour ces individus confrontés au vrai visage de la ville.

Il convient enfin de souligner le jeu d’acteur d’une qualité rare. J’insiste tout particulièrement sur le personnage de Vanessa Ives, incarnée par Eva Green. Quel que soit l’épisode considéré elle est toujours d’une grande justesse, et ce même quand l’action prête au sur-jeu (voir les multiples scènes de possessions). Son interprétation lui a d’ailleurs valu d’être nominée dans la catégorie meilleure actrice au Golden Globe 2016.

Julie GARCIA