Hero Corp

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(Simon Astier & Alban Lenoir, 2008)

Suite à une terrible guerre entre les super-héros et les super-vilains dans les années 80, l’agence Hero Corp fut créée, réunissant tous les super-héros pour maintenir un climat de paix à travers le monde. Elle possède plusieurs sites, dont un village en Lozère où vivent les héros retraités ou n’ayant pas voulu participer activement à l’agence. Ils vivent reclus et au calme pendant vingt ans…. jusqu’à l’arrivé de The Lord, super-vilain  sensé avoir péri pendant la guerre. Une vision annonce que seul John, pourtant civil en apparence, pourra sauver le monde de la destruction.

Les super-héros imaginent un stratagème pour faire venir John au village, où il devra mener la bande de bras-cassés à la victoire.

La série a eue du mal à se lancer, les premiers épisodes manquant un peu de rythme, avec un jeu d’acteur à la limite de l’acceptable pour certains… Mais les personnages deviennent très vite attachant, et l’on sent qu’au milieu de la saison 1 Simon Astier et Alban Lenoir on pris leur rythme de croisière, plus dynamique, la série devient de plus en plus drôle et rythmée.

Au début, l’humour et le schéma restent très proches de celui de Kaamelot : un homme à priori normal est propulsé à la tête de bons-à-rien et doit les guider vers un but commun. On retrouve aussi énormément d’acteurs commun aux deux séries (Simon, Lionel et Alexandre Astier, Alban Lenoir, Christian Bujeau…).

C’est une série qui prend son temps, assez lente au début, sans pour autant avoir de longueur, elle laisse le temps à Simon Astier d’étaler plusieurs niveaux d’intrigue : le monde en danger, la famille de John, la famille de Jennifer, l’organisation d’Hero Corp… Cela laisse présager de nombreuses saisons (nous en sommes déjà à la 5 en 2016).

La série a pris un gros tournant entre la saison 2 et 3 : passant d’épisodes d’une vingtaine de minutes pour la saison 2, à 7 minutes maximum pour la saison 3, l’histoire s’accélère et l’intrigue s’assombrit, devient plus mature, révélant des problèmes sous-jacent auxquels on avait pas pensé avant.

Enfin, Hero Corp arbore un côté cheap qu’on adore : un minimum d’effets spéciaux et grosse utilisation du hors-champ qui laisse tout imaginer au spectateur pour son plus grand plaisir, et renforçant le côté humoristique de la série.

Enfin une très bonne série française !

Maud LEPETIT