(Lars Von Trier, 2011)

La fin du monde. Dans les premières minutes de la plus belle réussite de Lars Von Trier, le réalisateur danois nous montre une fin du monde qui touche au sublime. Ces quelques minutes, servies à merveille par Wagner, augurent d’un film à l’esthétique irréprochable et nous plongent immédiatement dans l’une des problématiques du film, notre capacité à affronter un évènement inévitable.

On pourrait penser que le choix du scénario pré-apocalyptique, vu et revu par la totalité des pires scénaristes hollywoodiens, pourrait porter préjudice à l’œuvre. Le génie de Trier réside dans sa capacité à nous emporter, et déjà avec ces premières minutes, grâce à des images magnifiques qui nous plongent immédiatement dans le drame à venir. Nous pourrions évoquer le casting fantastique, avec Kirsten Dunst (Fargo, La légende de Ron Burgundy 2) récompensée à Cannes, Charlotte Gainsbourg (Antichrist, déjà) qui aurait pu (dû?) l’être également et Kiefer Sutherland (24 heures chrono, 24 heures chrono, 24…) dans ce qui est probablement son meilleur rôle. Nous pourrions évoquer la descente aux enfers du personnage de Kirsten Dunst dans la première partie du film, dépassé par son mariage et sombrant dans la dépression, ainsi que les clés de cette descente aux enfers.

En réalité, la puissance et la beauté de ces cinq premières minutes sont suffisantes pour ériger en ukase la nécessité de voir ce film, dont il est de toute façon difficile de se détacher après une introduction d’une telle qualité.

Alexandre FOURNET

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