(Henri-Georges Clouzot, 1968)

Josée forme avec Gilbert, artiste d’avant-garde, un couple charmant et amoureux. Mais lors d’une exposition réunissant Gilbert et d’autres artistes, Josée est troublée par le charme froid de Stanislas, le directeur de la galerie (interprété par le magnétique Laurent Terzieff), dont elle ne tardera pas à découvrir les penchants pour les jeux de soumission.

 

Le film s’engage alors dans l’histoire d’amour violente et crue qui se noue entre Josée et Stanislas : entre l’instinct et la réflexion, entre la fragilité et la force, entre le feu et la glace.

 

De l’union éphémère entre ces deux êtres que rien ne semble pouvoir rapprocher, naîtra rapidement une passion aussi puissante que dangereuse, à laquelle le pauvre Gilbert, cocufié, ne saura s’opposer.

 

Dernier film de Clouzot, La Prisonnière est également son premier film en couleurs – couleurs d’ailleurs sublimées par le choix de faire évoluer les personnages dans le milieu de l’art contemporain. Jouant avec les lignes, les sons et les lumières, tout en traitant avec la plus grande élégance du sujet délicat (surtout pour l’époque) des relations sadomasochistes, le réalisateur signe ici une très belle oeuvre d’avant-garde et de subversion : 68, année érotique.

Tahani SAMIRI

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