(Jean-Marc Vallée, 2014)

Note: 7/10

 

Largement récompensé (10 prix), DBC fut le film de l’année 2013. Ce film est inspiré de l’histoire vraie de Ron Woodroof : 1986 à Dallas, Texas, ce cow-boy de 35 ans ne vit que de sexe, drogue et rodéo. Tout bascule quand, diagnostiqué séropositif, il lui reste 30 jours à vivre. Révolté par l’impuissance du corps médical, il recourt à des traitements alternatifs non officiels. Se crée alors le Dallas Buyers Club avec d’autres malades en quête d’un médicament. Mais son succès gêne et Ron doit s’engager dans une bataille contre les laboratoires et les autorités fédérales.

 

DBC n’est pas un film léger, pas un film que l’on regarde à la va-vite avec des amis. Il traite évidemment d’un sujet sensible mais c’est plus que ça. Le film raisonne par le message qu’il porte : le combat pour une cause et pour sa propre vie. Comme Jared Leto l’a bien rappelé lors de son speech d’acceptation de son Oscar, le film parle au nom de tous ceux qui se battent pour survivre ou juste pour défendre ce qu’ils sont. Il ne révolutionne rien en soi, n’est pas extraordinaire, mais il raconte une partie de l’Histoire à travers la vie d’un individu. Par son humanité, le film est un succès.

 

Ce qui rend le film incroyable est essentiellement le jeu des acteurs. Leur transformation physique n’est pas négligeable (20 kg de perdu pour Matthew McConaughey) mais c’est surtout leur prestance qui fait la différence. Alors qu’on ne doute plus de ses talents d’acteur, McConaughey réalise l’une des performances la plus marquante de sa carrière. On retiendra son « Alright, alright, alright » devenu culte. Quant à Jared Leto, il lui aura suffi ce rôle de transsexuel attachant pour mettre tout le monde d’accord sur sa capacité à être plus que juste le chanteur de 30 Seconds to Mars. Cependant, on peut regretter le rôle en demi-teinte de Jennifer Garner, qui tranche réellement de ceux de ses collègues masculins.

 

Ce que l’on aime dans ce film est donc le parti pris du réalisateur qui ne veut pas que l’on s’apitoie sur ses personnages. Et en même temps, ce dernier nous réserve tout de même quelques moments d’émotion et de frissons.

Chloé LEFUR-DUROUX

 

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