(Vincent Grashaw, 2013)

Whaou. C’est le seul mot que l’on peut prononcer après avoir savouré ces 96 minutes intenses. Ce que l’affiche ou la bande-annonce laisse voir du film n’est rien comparé à l’impact de celui-ci.

Premier long métrage du réalisateur, ce film entre dans la lignée de Dog Pound et autres films centrés sur le milieu carcéral juvénile. C’est une réalité aux Etats-Unis : les centres de redressement pour jeunes et la violence masquée qui va avec. Le titre de Coldwater n’est d’ailleurs pas anodin, il laisse présager déjà le sentiment qu’aura le spectateur en sortant de la salle : un frisson après avoir reçu un saut d’eau glacée.

 

 

L’histoire suit Brad Lunders, jeune au passé trouble envoyé au camp de Coldwater par sa mère. Et il en impose ! Acteur inconnu du grand public, P.J Boudousqué mène le film brillamment oscillant entre brutalité et sensibilité : il me rappelle Ryan Gosling dans Drive (même physiquement !). Le scénario -beaucoup moins superficiel que ce que la bande-annonce nous laisse penser- nous transporte jusque dans les scènes de violence extrême qui ponctuent le film. Le mélange des scènes passées et présentes rend le film dynamique et laisse libre cours à l’imagination de chacun. L’atmosphère est convaincante, tout comme les seconds rôles, notamment celui du colonel, figure paternelle et pourtant très vicieuse.

 

 

 

Mais surtout, le film prend une tout autre tournure dans les 20 dernières minutes afin de ne plus laisser au spectateur le temps de réfléchir. La fin est soignée, en accord parfait avec le reste du film. L’heure et demie que dure le film n’est presque pas suffisante pour traiter un sujet aussi sensible mais pourtant, on ne s’imagine pas revoir un tel film tous les mois.

 

Gros coup de cœur. Âmes sensibles s’abstenir.

Chloé LEFUR-DUROUX

Vous pouvez également aimer :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *