BoJack Horseman

Posted by in Séries

(Raphaël Bob-Waksberg, 2014)

 

Crise de la cinquantaine/5

Boooooonsoir amis lecteurs ! Oula excusez-moi, le ton est bien trop enjoué pour traiter le sujet d’aujourd’hui : BoJack Horseman.

Synopsis : Cela fait vingt ans que la série culte Horsin’ Around, unique succès de Bojack Horseman s’est terminée. Aujourd’hui seul, dépressif et alcoolique, l’ancienne star erre sans but, jusqu’au jour où ce dernier décide de revenir sur le devant de la scène.

Et oui ce n’est pas parce que c’est un dessin animé que c’est forcément destiné à ton petit frère qui passe sa vie devant Gulli. Vous remarquerez comme je pense à vous amis lecteurs, oui, vous qui avez tant apprécié la merveilleuse chronique sur la série d’animation Rick and Morty de mon cher confrère Alexandre FOURNET. Ne vous y trompez pas cette petite digression de ma part a un sens, car ces deux œuvres ne se servent que de leur forme, l’animation, afin de pouvoir mieux traiter des sujets difficiles et n’ayant pas encore concerné la plupart d’entre vous. (Si tu es une ancienne star d’Hollywood alcoolique et toxicomane ma dernière phrase ne te concerne pas).

Si de premier abord l’univers de Bojack Horseman ressemble à s’y méprendre à un trip sous acide enfantin (un curieux mélange, tout comme cette phrase), où des chats roses fricotent avec des chevaux stars du petit écran et des chiens jaunes animent des shows télévisés, c’est en réalité un monde particulièrement réaliste, par les sujets qu’il aborde. La dépression, la solitude ou bien pire encore le mariage sont en effet au centre des intrigues. Je vous mets donc en garde même si l’humour est central dans la série, ce dernier étant extrêmement efficace par son cynisme et son absurdité, la série dégage tout de même une certaine mélancolie, particulièrement dans la dernière saison. (Aujourd’hui la troisième !)

Un exemple? Princess Carolyn:” I don’t know how you expect me to love you when you so clearly hate yourself.”

Qui parle d’animation parle de doublage, le casting a de quoi vous faire rêver. Alison Brie (Community), Aaron Paul (Breaking Bad) et Will Arnett accompagné de Amy Sedaris nous offrent des performances d’une subtilité saisissante et d’une grande diversité, en fonction du changement de ton au sein des épisodes et du panel de sujets traités.

En résumé Bojack Horseman n’est pas une simple série humoristique aux gags surréalistes, c’est une fable moderne qui saura vous surprendre là où vous ne l’attendez pas, à la fois satire de la société américaine, critique d’Holywoo(d) et reflet de la futilité de notre individualisme. Les personnages, aussi bigarrés soient-ils, sont terriblement humains et sauront vous toucher.

 

Victorien PANISSIE