Arrow

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(Kreisberg, Berlanti & Guggenheim, 2012)

Arrow est une série télévisée américaine diffusée depuis octobre 2012 sur The CW aux États-Unis. Fondée sur le comics de Green Arrow édité par DC Comics, cette série s’attache au personnage d’Oliver Queen.

Commençons par un résumé du scénario originel : après un violent naufrage, le milliardaire et playboy Oliver Queen, porté disparu et présumé mort depuis cinq ans, est découvert vivant sur une île isolée dans la Mer de Chine. Quand il rentre chez lui, à Starling City, sa mère dévouée Moira, sa sœur bien-aimée Thea et son meilleur ami Tommy l’accueillent chez lui, mais ils sentent qu’Oliver a changé. Alors qu’Oliver cache la vérité sur l’homme qu’il est devenu, il cherche désespérément à faire amende honorable pour les actions passées de son père grâce à une liste de noms d’individus ayant, selon les propres mots d’Oliver, « trahi leur ville », qu’il cherche à faire emprisonner. Il tente également de se réconcilier avec son ex-petite amie Laurel Lance qui a un nouveau prétendant. Honnêtement, ça sentait le Bruce Wayne à plein nez (milliardaire, anonymat, gloire de la ville…).

La série s’annonce donc comme un mélange de drame, d’action et d’aventure, tout ça sous le thème récurrent du super-héros. En effet – et ce n’est pas un scoop – Oliver va devenir le justicier qui réparera les torts de sa famille et redonnera espoir à la ville de Starling.

Si vous aimez les super-héros, vous aimerez Green Arrow (qui appartient à la Justice League). D’ailleurs, pour les vrais fans, de nombreux clins d’œil sont présents dans la série en référence au comics  (« Speedy », « Verdant »…). Pendant que nous sommes dans les anecdotes, le château de la famille Queen est le même que le manoir des Luthor (Smallville) et que l’école du professeur Xavier (X-Men). Par ailleurs, les scénaristes d’Arrow ont choisi de faire apparaitre quelques personnages de la franchise pour effectuer quelques clins d’œil en référence aux bandes dessinées. On peut reconnaître au fil des épisodes une certaine Huntress, China White, Deadshot, The Count Vertigo ou encore Deathstroke.

Pour interpréter ses personnages, on retrouve des acteurs plus ou moins connus : Stephen Amell à qui le rôle est parfaitement ajusté, Katie Cassidy (Gossip Girl), Willa Holland (Gossip Girl, Newport Beach) ou encore David Ramsey (Dexter). Alors que Cassidy est assez plate dans son rôle, la relation Amell-Ramsey est fructueuse. Les deux hommes se complètent bien : l’un incarne la force tranquille et l’autre la fougue de la jeunesse. Un duo réussi, qui cette fois ne ressemble pas un autre (Batman/Robin-Batman/Alfred…).

La première saison d’Arrow est assez inégale. Les premiers épisodes posent le décor mais laissent le spectateur frustré par le manque de profondeur de l’intrigue. La vie présente d’Oliver n’a rien de vraiment excitante et le triangle justicier-inspecteur-ennemi est très redondant. Le schéma narratif ne laisse présager rien d’addictif (ce qui est essentiel pour une série).

Cependant, autour du 12ème épisode, les flash-backs retraçant la vie sur l’île d’Oliver sont plus présents et révèlent l’importance de cette intrigue (trop reléguée au second plan dans la première partie de la saison). Le rythme s’accélère nettement que ce soit dans le présent ou le passé. Il y a plus de scènes d’actions et moins de longueurs autour des émotions des personnages.

En ce qui concerne le personnage d’Oliver en lui-même, il est intéressant. Peu démonstratif, très froid, violent, il se distingue d’autres super-héros. D’ailleurs le fait qu’il ne soit pas adulé dans sa vie quotidienne (plutôt le contraire) rend son personnage crédible. Il n’est pas représenté comme un héros, il tue des gens et l’assume.

En conclusion, Arrow s’impose comme la remplaçante de Smallville (en mieux selon moi). Pour les filles, le corps de Stephen Amell suffira à vous rendre fidèle à cette série.

La seconde saison est très riche en évènements tout en gardant un scénario bien ficelé. Les flash-backs deviennent réellement une part intégrante de chaque épisode. Les deux histoires avancent en parallèle et le passé éclaire le présent. Oliver est toujours autant exposé à ses démons, affrontent encore des figures célèbres des Comics (Brother Bood) mais fais également le point sur sa vie. Les derniers épisodes sont intenses et chacun peut choisir son camp et trouver son compte.

Pour ceux qui souhaitent découvrir une série dans le même genre: The Flash fait son apparition ni vu ni connu !

Chloé LEFUR-DUROUX